Posts Tagged ‘sédentaire’

Antonio de Carli : arrotino

5 janvier 2011

Cette vidéo présente le travail de Monsieur Antonio DE CARLI, arrotino (rémouleur), quelque part en Italie. Il est sédentaire, il repasse les lames de couteaux ou de ciseaux dans sa cave. Peut-être fut-il itinérant dans le passé ? Le réalisateur, Sergio BISSOLI, prend le temps de nous montrer les différentes étapes du travail et comment le rémouleur emballe simplement mais sûrement les objets aiguisés jusqu’à ce que la cliente vienne les rechercher. Les bruits ambiants, en particulier celui du moteur et de la transmission qui actionnent la meule, complètent le décor. Intéressant !
– Vous avez le choix entre plusieurs définitions, la moins bonne étant 240p. – Durée : 6mn47

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Maroc – 1939

9 décembre 2008

Photo intéressante car le photographe, Johan de Haas, s’est placé dans la bonne position. On voit parfaitement la commande de la rotation de la meule : l’axe en acier se prolonge par une manivelle qui est actionnée par le pied du rémouleur. Il doit lancer la meule au départ et sa masse est telle qu’elle acquiert rapidement une grande inertie, autrement dit de l’élan. À chaque tour, quand la manivelle passe vers lui, il lui redonne une impulsion avec le pied. L’expérience du rémouleur fait que la meule tourne très régulièrement. Il dispose de ses deux mains pour faire l’affûtage des lames mais il doit aussi garder l’équilibre. Remarquer la rusticité de l’axe, ici pas de roulements à billes. La meule tourne probablement dans un bac d’eau pour la lubrification. On n’ose imaginer la fatigue du rémouleur après une journée d’un travail très physique, travail qui demande simultanément une attention soutenue pour l’affûtage.
Et ce n’est pas que du passé car ce genre de métier est encore très présent aujourd’hui dans les souks marocains.
Photo © Johan de Haas publiée sur le site de lInternational Institute of Social History (lien direct).

remouleur-maroc-1939

Rémouleurs à Damas

6 juin 2008

remouleur, afilador, Les rémouleurs sont encore très présents en Syrie. Nous en avons rencontré en février 2006 à Alep et à Damas. Ce ne sont pas des itinérants mais des sédentaires. Ils ont une petite boutique-atelier qui donne sur la rue sans vitrine ni porte. Lorsque la journée de travail est terminée, le soir, il baissent un rideau de fer devant leur échoppe. On pourrait penser que cette boutique est un bric-à-brac. Non, ils connaissent l’emplacement de leurs outils et de leurs matériaux.
Installés en pleine ville, ils ont tous l’électricité. Alors bien sûr, la meule est entraînée par un moteur électrique. De plus, la nuit tombant tôt en hiver, ils ont la lumière pour travailler en fin de journée. L’électricité permet aussi de se chauffer, on remarque un appareil de chauffage sur la photo du haut.
Ils repassent les outils tranchants mais ils en vendent également, tout comme certains itinérants autrefois. Et comme il y a des décennies, passant, badaud, on est fasciné par les gerbes d’étincelles qui jaillissent des meules. La concurrence joue à plein car il n’y a pas qu’une seule échoppe de rémouleur mais plusieurs ! Elles alternent avec les boutiques des rétameurs, des chaudronniers, des ferblantiers, tous ceux-ci étant souvent polyvalents dans ce Quartier des Artisans du Vieux Damas.

remouleur, scherenschleifer, arrotino