Posts Tagged ‘chien’

Le chien, compagnon de travail du rémouleur

3 août 2015

Le chien, animal domestique par excellence, fut largement exploité dans le passé comme bête de somme, cela jusqu’au début du XXe siècle. Les exemples sont nombreux, confirmés par des gravures ou photos, entre autres : marchande de lait, vendeuse du Caïffa (un célèbre café), marchand de mercerie et… rémouleur.

Remouleur-Charette-à-chien

Cette carte postale est connue sur le web, un original pouvant atteindre plusieurs centaines d’Euros sur un site d’enchères. Notez que Philogène n’en possède qu’un duplicata…
Rien de particulier à signaler sur le banc de ce rémouleur sinon qu’il paraît assez léger, caractéristique favorable à l’animal qui le tracte. Enfin, remarquons que le chien doit être dételé, voire couché, pour que le banc soit horizontal et que l’homme puisse prendre place sur le siège pour travailler.
– La légende de la carte indique : Environs de Villedieu. Percy – Un rémouleur du pays.
– Percy est une commune voisine de Villedieu-les-Poëles dans la Manche.

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Le rémouleur de William Henry Vernon

13 octobre 2014

On a peu d’éléments concernant le peintre anglais William Henry Vernon (1820-1909) malgré la profusion d’informations disponible sur Internet.
Quelques reproductions de ses œuvres nous montrent essentiellement des paysages bucoliques et quelques figures de son temps.
Soyons-lui reconaîssant d’avoir peint à un moment de sa carrière un rémouleur, anglais bien entendu.

William Henry Vernon The scis grinder 1856

Cette œuvre de dimensions 55cm x 65cm a été peinte en 1856, le peintre avait alors 36 ans. Malgré un côté très théâtral, la représentation du banc de rémoulage en bois semble fidèle. On suppose que le déplacement se faisait après basculement de l’ensemble. La présence de la cloche nous enseigne que ce rémouleur était itinérant. Enfin, côté social, comme souvent, un enfant est là ainsi qu’un chien. On peut se demander, vu le costume, si cet enfant est un curieux du quartier ou bien si c’est l’aide, voire le fils du rémouleur qui est lui-même assez bien vêtu ! Mystère.
Le site d’un marchand d’art évalue ce tableau entre 15.000 et 20.000 USD soit entre 12.000 et 16.000 € environ. Au fil des siècles, les rémouleurs ont pris du galon…
Il s’agit tout-de-même d’une belle œuvre picturale qui les honore. Merci à William Henry Vernon.

Le rémouleur de Noël

25 décembre 2011

Philogène Gagne-Petit est tout ému. Connaissant sa passion, le Père Noël est passé à son domicile la nuit dernière et lui a déposé cet ancien puzzle des années 30. Les pièces sont en bois sur lequel est collée la gravure en papier. C’est fin, précis, bref impeccable.
La scène est traditionnelle avec le rémouleur, son chien, la cliente et les enfants dont l’un est effrayé par les étincelles… Le banc est typiquement parisien, comme celui que l’on voit sur les photos de Eugène ATGET.
Du coup, malgré son âge avancé, Philogène Gagne-Petit croit de nouveau au Père Noël…
– Dimensions : 16 x 19 cm – Épaisseur : 4 mm

Le chien du rémouleur

25 novembre 2010

Notre article L’homme qui passe, publié en mai, a suscité plusieurs réactions. Entre autres, un lecteur nous a envoyé un document quelque peu similaire issu d’un livre français cette fois. Il s’agit de l’ouvrage La coutellerie Nogentaise au XIXe siècle de Philippe Savouret, paru en 1983. L’auteur y présente à la page 105 un dessin intitulé : Mandres – Atelier de coutellerie avec roue mue par un chien. Un atelier comme il y en avait beaucoup autrefois dans les villages du bassin nogentais. Ce dessin d’après une photo, qui n’est pas daté ni signé, pourrait être du début du XXe siècle, voire plus récent.
Il y a cependant une distinction à faire entre le rémouleur de Caen et celui de Mandres : ce dernier, comme son chien, travaille à l’intérieur et son métier n’est pas transportable, loin s’en faut…
Une reproduction de ce dessin figure aussi au Musée de la Coutellerie de Nogent en Haute-Marne.
Ainsi, nous connaissons maintenant au moins deux représentations de chiens actionnant la roue d’énergie pour faciliter le travail d’émoulage de leur maître.

Mandres-(52)-Roue-mue-par-un-chien.jpg

– Merci au lecteur (qui souhaite garder l’anonymat) à l’origine de cet article.
– Pour voir notre article L’Homme qui passe (lien direct) de mai 2010.
– Notre article sur le Musée de la Coutellerie de Nogent (lien direct).
– SAVOURET (Philippe), La coutellerie nogentaise au XIXe siècle. Dominique Guéniot Éditeur, Langres, 1983, 222 pages.

L’homme qui passe…

8 mai 2010
Notre exemplaire du livre ABROAD À l’étranger comporte une courte dédicace datant de Noël 1883. Abondamment illustré de dessins en couleurs de belle facture, il raconte aux grands enfants du Royaume Uni un voyage en France, en langue anglaise et en 56 pages. Partis de Londres en passant par Folkestone, on traverse la Manche par la voie aérienne, comme une hirondelle, pour arriver à Boulogne. Le périple se poursuit par Rouen, Caen et Paris puis retour par Calais.
C’est l’étape de Caen qui nous intéresse : une page est consacrée à L’HOMME QUI PASSE, expression qui désignait, selon les anglais,  le rémouleur en France, du moins en Normandie. C’est possible, nous n’avons pas eu le loisir de vérifier.
Un texte en vers raconte que cet homme subsiste en aiguisant les couteaux, il ne reste jamais à la maison. Il doit toujours aller plus loin. Il est content de trouver quelques couteaux à aiguiser mais quand il a fini il repart… Avec son chien qui tourne la roue il aiguise le couteau pour la fermière. Le chien derrière lui l’entend discuter de ceci, de cela… L’homme plaisante, il ne se soucie pas du chien, il parle tout le temps…

Rémouleur-de-Caen-chien.jpg

C’est à notre connaissance la seule représentation d’un banc de rémouleur actionné par un chien. Est-ce inspiré de la réalité de l’époque (fin du XIXe siècle) ou est-ce plus simplement une extrapolation de ces bancs de la région Ouest qui étaient actionnés par une grande roue que tournait, à la main, un aide du rémouleur ?
Allez savoir. Ah ! l’humour anglais…
Le livre ABROAD a été publié en eBook dans la cadre du Projet Gutenberg. On peut télécharger la version intégrale en .pdf avec toutes les illustrations en cliquant ICI.

Où est donc le rémouleur ?

24 octobre 2008

Le rémouleur, ce n’est pas le sujet principal de cette carte postale mais plutôt les vieilles maisons nantaises. Il se trouve qu’au pied de ces belles bâtisses est stationné un « métier », un banc de rémouleur qui nous intéresse plus particulièrement.
Est-il abandonné ?
C’est peu probable. Un constat cependant : son conducteur n’est pas là, il s’est absenté (pour combien de temps ?) alors que le photographe déclenchait l’obturateur de son appareil photo. Ainsi, les questions vont bon train… Est-il dans l’un de ces immeubles à la rencontre des habitants pour proposer ses services ? Avait-il une petite soif ? Ou un besoin pressant ? Si vous avez une réponse, n’hésitez pas à nous la proposer en commentaire.
Ne croyez pas cependant que le banc de notre rémouleur soit abandonné. En l’examinant attentivement on peut y voir en dessous une forme qui n’est autre qu’un chien.

Oui, Médor est là qui garde le métier de son maître. Le chien a souvent été le compagnon du rémouleur (Cf l’entête de ce blog) et même parfois pour l’aider à tirer sa charrette. Nous y revien-drons prochainement.

Cliquer sur les images pour les agrandir. 


Les cris de Londres

26 mars 2008

« Les cris de Londres » représentent des scènes de la vie populaire, en particulier des scènes de rue souvent traitées avec humour, voire caricaturales.
Le rémouleur (grinder) est une curiosité. Son étrange métier, une brouette extrêmement rustique, étonne les clients comme les badauds. Il affûte une lame de grande taille, un hachoir probablement.
Le chien, compagnon habituel du rémouleur est ici présent.

Image extraite d’un triptyque de la série « Les cris de Londres » (Cries of London) de Thomas Rowlandson(1756-1827).

Eau-forte, hauteur 15 cm environ. Fin du XVIIIe siècle. Collection particulière.