Archive for the ‘Actualité’ Category

Rémouleur et Brexit

1 juillet 2016

C’est en plein Brexit que Philogène Gagne-petit vient d’acquérir cette reproduction d’une belle lithographie d’un artiste anglais du XIXe siècle, signée W. Beek. Elle est extraite d’une série consacrée aux petits métiers de la rue.
Philogène aurait aimé trouver quelques détails sur la biographie de W. Beek mais il n’y a rien sur le Net.
Ceci étant, il semble que ce nom soit aussi néerlandais, comme cette commune du sud Limbour aux Pays-Bas.
Si un-e lecteur-rice trouve des éléments, Philogène lui enverra un petit cadeau !
Bonne chasse !

W Beek XIXe Remouleur

Olivier Sergent, affûteur-rémouleur en Meuse

23 janvier 2016

Belle surprise pour Philogène, ce matin, en achetant son journal L’EST RÉPUBLICAIN, édition de la Meuse, de voir en UNE l’appel pour un article sur un affûteur-rémouleur du coin ! Photo ci-dessous.
Sa curiosité aiguisée, il ouvre rapidement le quotidien et y découvre, en tête de la page BAR-LE-DUC, un bel article sur Olivier Sergent.
Agréable découverte pour Philogène en lisant que ce nouveau venu dans la profession habite le village de Robert-Espagne, pas très loin du sien !
Et puis qu’après une formation dans le Gers, comme beaucoup de ses collègues, c’est une belle reconversion pour Olivier Sergent.
Bon, le mieux pour en savoir davantage, c’est de lire l’article complet, signé Julien Bénéteau.
Mais avant, Philogène lui souhaite la réussite dans son nouvel emploi et surtout d’amortir très vite son investissement pour ensuite vivre décemment de l’affûtage des lames…

Olivier Sergent Robert Espagne Photo UNE

– Saluons la photo originale ci-dessus © L’Est Républicain 2016.
– Pour lire l’article, cliquer sur l’image.
– Pour consulter le site d’Olivier Sergent : http://www.affutest.fr/

Paris vécu — Un gagne-petit

27 novembre 2015

En ce jour d’hommage officiel aux victimes des attentats de Paris et Saint-Denis commis le vendredi 13 novembre 2015, Philogène Gagne-Petit tient à manifester sa solidarité aux familles, proches et amis des victimes de la barbarie. C’est avec beaucoup d’émotion que tous les français, mais aussi des hommes et femmes du monde entier, ont suivi ces événements.

Paris Vécu Un gagne petit

Philogène a choisi cette photo d’un gagne-petit parisien du début du XXe siècle. Elle figure sur une carte postale de l’époque avec un titre repris pour cet article.
L’expression assez sombre, voire triste, de cet homme encore jeune semble nous dire : « Battez-vous pour votre liberté, n’ayez pas peur, vous triompherez un jour de la barbarie comme vous l’avez déjà fait dans d’autres circonstances et soyez solidaires !  »

Prix Nobel de la Paix 2015 et petits rémouleurs…

22 octobre 2015

Allez savoir pourquoi, en apprenant récemment l’attribution du Prix Nobel de la Paix 2015 à la Tunisie, Philogène a pensé aussitôt à cette carte postale éditée il y a un siècle et représentant des « petits aiguiseurs » à Médenine, une ville de Tunisie ?
Chacun ses références, répondrez-vous avec raison.
Dans la collection de Philogène il y a quatre cartes de rémouleurs de Tunisie. Sur trois d’entre elles, ce sont des enfants qui sont au travail. Sur toutes les cartes, c’est le même type de métier qui est utilisé : un banc rustique, ultra simple, incliné en appui contre un mur, commandé par un pied du rémouleur.

Tunisie Medenine

Il semble que ce type de banc était très répandu dans tout le Maghreb pendant la première moitié du XXe siècle et sans doute bien avant.
Une jambe entraînant la rotation de la meule, le rémouleur était dans une position peu confortable pour aiguiser. Il devait déployer une grande énergie, la meule étant généralement de grand diamètre, donc lourde.
Comment ne pas s’étonner en voyant cet enfant fragile, un pied sur la pédale, aiguiser une modeste lame sur une meule énorme ?
Mais c’était ainsi, autrefois en Europe et il n’y a pas si longtemps en Afrique : les enfants représentaient une main d’œuvre non négligeable.
Ci-dessous, c’est le même type de banc qu’utilise un rémouleur adulte dans une rue du Vieux Tunis dans les années trente.
Ah ! Si tous ces gens avaient su qu’un jour de 2015, grâce à quatre personnalités formant le « Quartet » pour sauvegarder la démocratie, leur pays se verrait décerner le Nobel de la Paix…

Tunis Vieux quartier

La bicyclette, machine multi-usages

12 juillet 2015

En cette période de TOUR DE FRANCE cycliste, il est bon de rappeler que depuis son invention, la bicyclette (dite aussi vélo, raccourci de vélocipède) a été adaptée à maints usages. Outre ses côtés pratiques pour la promenade ou le sport ainsi que moyen de déplacement aujourd’hui apprécié dans les villes, la bicyclette fut l’objet de nombreux aménagements pour le travail : tracteur de remorque-taxi, boutique ambulante pour divers petits commerces, etc, et enfin, atelier roulant de rémouleur.
Les rémouleurs à bicyclette sont encore nombreux dans le monde d’aujourd’hui. Il suffit de chercher sur le web, les internautes voyageurs ont rapporté de belles photos, telle celle présentée ci-dessous.

remouleur inde cycle

Photo © Joe sur le site SpiceFlair – Learn and Share India. Voir ICI.

La belle enseigne d’une coutellerie à Millau

22 mai 2015

Fidèle lectrice de notre blog, Juam de son pseudo, vient de nous transmettre la photo d’une belle enseigne que Philogène ne connaissait pas (mais il ne connait pas tout…).
Comme autrefois, cette enseigne signale une coutellerie dans la vieille ville de Millau, en Aveyron.
Il s’agit de la coutellerie Mercier dont le site nous conte l’histoire en ces termes :
« Il était une fois en Aveyron un artisan, Ferdinand Mercier, qui en 1880 décida de fabriquer des laguioles à Millau, capitale de la ganterie.
Ainsi naquit la maison Mercier, seule fabrication de la ville.
C’est au fil des ans, des générations et des inventions (couteaux à revirer le Roquefort, laguiole de cavalier)…) que l’enseigne gagna ses titres de noblesse.
Aujourd’hui encore, le savoir-faire se perpétue dans le plus grand respect de la tradition ».

Enseigne F Mercier à Millau

On ne sait pas si l’enseigne est ancienne mais elle est bien dans la tradition : fer forgé et tôle d’acier. Tout y est pour évoquer le métier : la meule bien sûr, la lame, le bâti et ses pieds, la pédale, la bielle, l’excentrique, le réservoir d’eau et… le rémouleur. Comme souvent autrefois, son habit est soigné de la tête aux pieds. Outre les couleurs, on remarque la trompette avec laquelle il annonçait son arrivée. Peut-être que dans cette région elle remplaçait la cloche. Pourquoi pas ?
Enfin, le nom du fondateur s’inscrit en dessous.
Le tout est éclairé la nuit par deux spots, un de chaque côté. On voit sur la photo l’arrière de celui de gauche.
L’enseigne charme le regard grâce à sa composition et à ses couleurs, c’est un beau travail et l’artisan qui l’a conçue, ancien ou contemporain, mérite nos compliments.
Philogène est heureux d’avoir découvert cette œuvre d’art populaire !
– Photo © Juam – 2015.
– Le site de la coutellerie F. Mercier : Coutellerie Mercier  (lien direct).

Olivier Roger, nouveau rémouleur en Bretagne

16 mai 2015

Il a eu la bonne idée de transmettre à Philogène un article de presse récent le concernant. Il s’agit de Olivier Roger, nouvel affûteur dans le sud de l’Ile et Vilaine et le pays nantais.

Olivier-Roger-Remouleur-en-Bretagne copie

Formé dans le Gers comme beaucoup de ses collègues en activité aujourd’hui, Olivier s’est mis à l’affûtage moderne à l’âge de 52 ans. Dès son enfance, il était fasciné par le rémouleur traditionnel qui sillonnait la campagne. Après divers métiers, il a bouclé la boucle en devenant lui-même affûteur-rémouleur.
Bel itinéraire ! Trêve de discours, lisez plutôt l’intéressant article que lui a consacré il y a peu L’Éclaireur de Chateaubriant.
– Article et photo © Cyntia Havard-L’Éclaireur.
– L’adresse de son site : www.coupro.fr  (lien direct).

– Cliquer sur la coupure de presse pour l’ouvrir en grand format.

Olivier Roger Coupure presse

La Bretagne affûtée avec Dominique Brault

17 avril 2015

Philogène Gagne-Petit est particulièrement heureux de présenter aujourd’hui un rémouleur contemporain : Dominique Brault. Ce dernier est installé dans les Côtes d’Armor à Saint-Lormel. Et justement, Philogène, breton lui aussi, a eu des ancêtres dans ce bourg situé à quelques encablures de Saint-Jacut-de-la Mer…
Ci-après, extrait d’un article publié par le quotidien Le Télégramme en mars 2012 :
… Dominique Brault, artisan, exerce à son compte depuis décembre 2011 sous l’enseigne Armor Affûtage. Originaire de Saint-Lormel (22-Côtes d’Armor), l’ancien boucher a eu envie de changer de profession.
Son activité trouve d’ailleurs un réel écho auprès des professions de bouche mais également auprès des particuliers.
Il exerce de Cancale (35) à Saint-Brieuc (22), stationnant dans les bourgs ainsi que sur les parkings de magasins professionnels comme à Saint-Brieuc ou Saint-Malo.

Couteaux, ciseaux, sécateurs, lames de coupe (charcuterie, gazon, broussaille) ou de cutter, Dominique Brault affûte tout et de toutes les matières : acier, tungstène et même céramique.
Il connaît l’usage auquel est destiné l’outil dans les divers métiers et peut ainsi en déterminer parfaitement les angles de coupe. Sa machine à affûter fait le reste. Il l’a d’ailleurs acquise chez son fabricant, M. Caillet, médaillé d’argent au Salon International des Inventions en 1999.
Photos : deux aspects du fourgon-atelier de Dominique Brault.
Pour visiter le riche site de Armor Affûtage, cliquer sur les photos.
Extrait de l’article et photos : © le Télégramme.

Retour sur « La rémouleuse »

13 mars 2015

C’était en 2011, Philogène publiait un article sur un film documentaire de 13 minutes réalisé en 1988 par le cinéaste Alain Cavalier. Dans VIES, une série de 24 court-métrages consacrée aux petits métiers, le réalisateur s’était intéressé à une rémouleuse qu’il connaisait pour l’avoir vue travailler dans son quartier.
Plutôt que de la filmer dans la rue, son espace de travail, il la fit venir aux studios de Boulogne, devant une immense toile peinte ayant servi précédemment dans un autre film. Cela pour des raisons techniques : pas de bruits de la rue, lumière, matériel, etc. Le résultat est assez étonnant : on s’attache à cette femme comme Alain Cavalier lui-même qui aime les petites gens.

La-remouleuse-film-d-Alain-Cavalier
Voila qu’il y a deux jours, la belle fille de la rémouleuse du film pose un commentaire sous cet article d’il y a quatre ans ! Et Philogène apprend que la rémouleuse est décédée en 1989, un an après le tournage du film, elle avait 60 ans. Mais aussi que son fils (le mari de la belle fille…) continue le métier.
Philogène, ému de ces nouvelles, remercie Pauline Pauper, la belle fille, de son commentaire. Ainsi la rémouleuse du film est plus proche de nous.
Regardez absolument ce documentaire de 13 minutes et vous aurez une idée de ce qu’était, il y a moins de trente ans, la vie d’une rémouleuse. C’est aussi l’occasion de mesurer la distance qu’il y a entre cette femme, itinérante, et les rémouleurs d’aujourd’hui, artisans équipés et formés, se déplaçant en fourgon. Autres temps…
– Cliquer sur l’image pour voir le film.
– Pour voir l’article de 2011, c’est
ICI (lien direct).

Les rémouleurs de Paris à l’honneur sur un site américain

17 janvier 2015

Le site américain Roads and Kingdoms (Routes et Royaumes) a publié récemment un beau document intitulé Back to the grindstone (Retour des rémouleurs) consacré aux rémouleurs parisiens d’aujourd’hui. On y rencontre notamment plusieurs rémouleurs que Philogène Gagne-Petit a présentés sur ce blog : Marius et Titi rémouleur entre autres.
Belles photos, interviews, tout cela signé Judith Chetrit, journaliste parisienne que l’on peut entendre chaque fin d’après-midi sur France-Info.
Et surprise, Philogène a droit à son paragraphe, il en est tout ému !
Un bel hommage, une approche vivante et sympathique de nos repasseurs contemporains dans la capitale.
C’est en anglais mais les non-anglophones peuvent faire appel à Google ou autre pour la traduction…

Titi rémouleur Site américain
— Photo © Judith Chetrit – Roads and Kingdoms.

— Pour visiter le site, cliquer sur la photo.

Hervé Guillerme, rémouleur à Genève

28 novembre 2014

Pour le 300e article de ce blog, Philogène Gagne-Petit fait honneur à la Suisse qui a remporté la Coupe Davis il y a quelques jours !
Hervé Guillerme n’y est probablement pour rien mais, bon, il est genevois.
C’est par un commentaire laissé par lui sur ce blog au mois d’octobre que Philogène l’a découvert.
Après un apprentissage dans la coiffure, un tour d’Europe à bicyclette et divers petits boulots, en 2010 Hervé s’installe comme artisan et crée La Meule d’Or – Atelier d’aiguisage. Il faut remarquer qu’il ne se revendique pas rémouleur mais aiguiseur. Dans un récent article de presse qui le présente, il se distingue de tous ces pseudo-rémouleurs ambulants qui vous détériorent les lames plus qu’ils ne les aiguisent. Et encore un peu plus loin dans l’article : les dommages irréparables qu’un camelot peut causer à vos lames…
Hervé Guillerme n’a pas tort, non, mais on a l’impression en lisant cette coupure de presse que tous les ambulants sont des incompétents en aiguisage. C’est faire offense à tous ceux, morts ou vivants, que l’on a présentés depuis plusieurs années sur ce blog et aux autres, compétents, bien sûr… Philogène ne lui en veut pas pour autant mais ses déclarations sont quelque peu ambigües. Enfin, la légende de la photo ci-dessous, qui illustre l’article, le présente comme rémouleur genevois… Juste retour des choses ?

Photo Presse H Guillerme

Son site La Meule d’Or, de création récente, est très bien présenté. Rien d’étonnant à ce que Hervé Guillerme ait une clientèle importante : grands chefs de la région genevoise, imprimeurs, papetiers, jardiniers, ferblantiers, coiffeurs, etc. Preuves de sa renommée, de grandes enseignes lui ont confié leur produits à vendre : Schwarz (matériel de cuisine) ainsi que les couteaux Victorinox. Sérieuses références !
Sans rancune aucune, Philogène lui souhaite une longue et belle carrière.

— Pour lire l’article en entier, cliquer sur la photo.
— Pour visiter le site La Meule d’Or, c’est ICI.
— Photo © JC Genoud-Prachex.

Akrigisto au Népal

21 novembre 2014

Ce jour, Philogène emprunte une superbe photo de 2012 qu’il vient de découvrir sur un blog bilingue : Esperanto-Français. D’où le titre de cet article, le terme akrigisto étant la traduction de rémouleur en Esperanto.

Népal Rémouleur

Selon la légende de la photo, ce rémouleur affûte un couteau népalais. Ce qui est intéressant, c’est la conception de son banc pour lequel on distingue deux parties :
1 — la mécanique, essentiellement métallique,
2 — le bâti et le siège, en bois.
— La mécanique utilise le principe de la bicyclette : pédalier, chaîne, roue dentée. La roue d’énergie est au plus simple : une croix en fer plat qui maintient le cercle de la poulie. La courroie est fine, elle fait tourner l’axe de la meule monté, comme l’axe de la grande roue, sur roulements à billes. Et la meule est d’un assez bon diamètre.
— Le siège est en bois avec deux montants, un devant, un autre derrière, reliés par un croisillon. L’assise doit être simple, probablement plate. La mécanique est fixée sur le montant avant.
Ce qui est étonnant sur ce banc, c’est l’association de deux parties, l’une technique (on n’ose pas dire sophistiquée), l’autre très rustique.
À priori l’ensemble est assez facilement transportable.
Merci à Luc Gouverneur l’auteur de cette belle photo pour laquelle, outre son aspect documentaire, nous n’oublions pas son caractère social. Elle reflète aussi, comme  souvent, la solitude du rémouleur et cela dans tous les pays du monde.
– Photo © Luc Gouverneur.
– Il faut voir la photo en grand format sur son blog, c’est ICI.

Titi rémouleur : un pro en Île de France

3 octobre 2014

Titi remouleur un espace de travail amc3a9nagc3a9 en fonction de vos besoins affc3bbtage aile pro fil qui a du tranchant guisage de tous vos objets tranchants copie

Pour Philogène Gagne-Petit, c’est toujours une bonne nouvelle d’apprendre l’existence d’un rémouleur professionnel en France comme à l’étranger.
Titi rémouleur, installé en Île de France, fait référence à la tradition : nom et logo (image ci-dessous) mais cela cache une réalité. En effet, il suffit d’aller sur son site pour découvrir la richesse de ses équipements :  d’une part un fourgon agrémenté de ses coordonnées avec, bien sûr, son superbe logo en grand format, d’autre part les machines modernes installées dans son atelier. Celles-ci permettent, à coup sûr, un travail de précision dont ont besoin, entre autres, les professionnels.
Et cela fait doucement rire Philogène lorsqu’il lit, le plus souvent dans la presse régionale, en titre d’article : un des derniers rémouleurs de France, ou bien : métier en voie de disparition, ou encore : métier qui se fait rare, etc. Non, le métier de rémouleur n’est pas près de disparaître. Au contraire, il est toujours là et même de plus en plus nécessaire (écologie), de plus en plus vivace. À l’heure de la mondialisation, en France et en Europe, des hommes et des femmes maintenant bien formés, réhabilitent ce noble métier en s’adaptant aux critères de la vie moderne.
Titi rémouleur et les autres en sont un vivant exemple.

Titi remouleur Logo

– Superbe logo dont le style renvoie à la tradition et slogan accrocheur !
– Pour visiter le site de Titi rémouleur, cliquer ICI  (Lien direct).

Rémouleur en Bolivie – 2011

8 août 2014

Clin d’œil de Philogène Gagne-Petit aux voyageurs actuellement en Bolivie…
Belle photo de rue, légèrement redressée par Philogène, parue sur le site Les Bouchet en voyage.
Photo de rue, photo de vie : tandis qu’à l’arrière plan deux jeunes hommes arrivent en marchant, le rémouleur, personnage central, est près de son banc. Il est au premier plan avec deux autres personnages dont un duquel on ne voit que le bras. Personnage important néanmoins puisque c’est le client. Ce triangle formé de trois personnes rend la scène vivante : le rémouleur, un couteau dans la main, discute avec le client qui, on l’imagine, répond au rémouleur. Enfin, légèrement en retrait, un jeune garçon regarde le rémouleur.
Les façades des maisons sont colorées comme fréquemment en Bolivie et les vêtements des personnages sont en harmonie avec les murs…

Remouleur en Bolivie

Le banc de rémoulage est très simple, rien d’inutile sur cet ensemble de type chevalet. Il doit cependant être lourd car tout en acier. La roue d’énergie est utilisée pour les déplacements après que la courroie ait été débrayée. La meule est de petit diamètre pour deux raisons : d’une part elle est moins lourde et d’autre part elle est moins onéreuse à l’achat. Le déplacement se fait en basculant l’ensemble de 90° de façon à ce que la grande roue soit en contact avec le sol.
– Le site Les Bouchet en voyage (lien direct). Nombreuses photos.
– Merci à eux pour cette belle photo que nous leur empruntons.

 

Rémouleur au pays du Champagne

10 juillet 2014

Epernay-Remouleur-1913

Arrivés ce soir à Reims, les coureurs du Tour de France 2014 partiront demain de Épernay, capitale du Champagne. Sur la carte postale ci-dessus on perçoit déjà l’agitation dans le centre de la ville, rue de l’Hôpital Auban-Moët. Dans quelques heures, la rue sera dégagée et les coureurs pourront s’élancer vers Nancy. À priori, le rémouleur qui se trouve à droite ne devrait pas gêner la course. Avec ses amis, il a réservé sa place, si par hasard il y avait une pièce de vélo à affûter en urgence…
Bon, vous l’avez sans doute repéré sur le tampon de la Poste (qui fait foi), la scène se passe il y a 101 ans, en 1913. Tous ces gens ne se doutent certainement pas de ce qui les attend l’année suivante et jusqu’en 1918 !
D’ailleurs, les coureurs passeront, ce vendredi 11 juillet 2014, près des champs de bataille pour un hommage aux millions d’hommes qui se sont perdus dans cet immense carnage.
Comme quoi les rémouleurs sont toujours liés à l’actualité.
Chers lecteurs et lectrices, veuillez excuser Philogène Gagne-Petit s’il délire de temps à autre…

Epernay-Remouleur-1913-detail

Knives and scissors to grind

4 juillet 2014

 « Couteaux et ciseaux à repasser », c’est la légende de cette carte postale anglaise du début du XXe siècle. Et pourquoi un rémouleur anglais ? Et bien parce que le 101ème Tour de France prendra demain le départ de la ville anglaise de Leeds mais surtout, l’étape du lendemain, le dimanche 6 juillet 2014, s’achèvera à Sheffield, autrefois ville phare de la coutellerie au Royaume Uni et même dans le monde.
Dès le XVIe siècle, Sheffield était connue pour ses couteaux et à partir de 1600 Sheffield est devenue le centre de la production coutelière de l’Angleterre, créant une croissance sans précédent, la construction d’usines et la création de banlieues de riches industriels mais aussi de quartiers ouvriers en terrasses (d’après Wikipedia).

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Le knife grinder semble en train de limer à l’arrière de son métier. À l’abri, ce qui n’est pas un luxe dans la mauvaise saison, l’homme s’assied pour affûter : on voit le minuscule banc, les brancards, les deux pédales ainsi que la meule de bon diamètre. Ce qui est étonnant, c’est que l’on ne distingue pas de roue d’énergie (ou grande roue), pas de réserve d’eau non plus. Cela est peut-être masqué par des accessoires dont les formes ne sont pas très distinctes.
Quant aux couteliers de Sheffield, Philogène Gagne-Petit nous promet qu’il évoquera bientôt la grande époque et les conditions de travail qui en découlaient…

Lyon : Jérôme Airoldi, rémouleur à scooter

23 mai 2014

C’est plutôt en Espagne, en Italie ou en Amérique du Sud que l’on rencontre des rémouleurs à scooter. Mais il y en a aussi en France !
La preuve avec cet article du journal La Tribune de Lyon en date du 15 mai 2014. Inutile d’ajouter des mots, l’article est complet.

Jerome-Airoldi-remouleur-a-scooter-Lyon-

– Merci à Pierre Desseigne, lecteur du blog, pour l’information.
– Photo © Olivier Chassignole.

– Voir sur ce blog deux rémouleurs espagnols à scooter ICI et.
– Clic sur l’image pour l’agrandir et lire tout l’article confortablement.

Marseille : rémouleur à l’arrêt du tramway

17 mai 2014

Aujourd’hui, dans toutes les villes d’Europe, à l’angle d’une rue ou sur une place, on se laisse prendre par une scène en trompe-l’œil : fenêtres avec rideaux et fleurs en balconnières, échelles en appui contre un mur, personnages de toutes sortes… Tout cela pour créer un effet de réalité… et souvent, masquer un pan de mur disgracieux. La peinture en trompe-l’œil remonte à plus de deux mille ans. On en a par exemple trouvé dans les ruines de Pompéi. De tout temps, cette pratique s’est perpétuée mais pendant longtemps dans les demeures riches ainsi que dans les édifices religieux.

Marseille remouleur trompe l oeil

C’est à Marseille que l’on peut voir, entre autres personnages, ce rémouleur en plein travail mais qui jette un regard vers le visiteur… Il est peint sur une fresque de 90m2 intitulée Bar Le Tramway, place Caire. Un souvenir du terminus du tramway face à la station de métro Saint-Barnabé. Bien entendu, le rémouleur est là au milieu de gens qui attendent le tramway qui arrive… Il faut donc aller sur le site A-Fresco pour découvrir l’ensemble de la fresque en cliquant sur l’image ci-dessus. Penser à survoler cette fresque avec la souris pour agrandir les détails et apprécier la qualité du dessin. Vaut le détour !
– À découvrir : ICI une page sur l’histoire de l’art du trompe-l’œil.

Jean-Luc Nurdin, rémouleur vosgien

25 avril 2014

Retraité de la métallurgie, cet habitant de Ramonchamp, dans les Vosges, a découvert un jour sur Internet les plans d’une rémoulette. Ce n’était autre que celle que conduisait Gédémus, alias Fernandel, dans le film REGAIN réalisé en 1937 par Marcel Pagnol.
Il parcourt maintenant la France avec sa rémoulette, reproduite au millimètre près, pour faire des démonstrations dans les expositions de vieux métiers et les fêtes du terroir.
Le quotidien Vosges Matin lui a consacré un long et intéressant article en 2013.

Jean Luc NURDIN rémouleur vosgien Photo
– Photo © Auteur inconnu – Crédit réservé.
– Pour lire l’article de Vosges Matin, cliquer sur la photo.
– Philogène Gagne-Petit a déja présenté deux autres rémouleurs vosgiens : François Noisette et Alain Bertuzzi (liens directs).

Margery Cohen, rémouleur(e) à Manhattan

12 avril 2014

C’est une lectrice assidue du blog Les rémouleurs, grande voyageuse autour du monde, qui a rencontré il y a quelques mois Margery Cohen, une femme américaine qui, chaque mercredi et samedi, affûte les couteaux dans le hall du Chelsea Market, quartier de Manhattan à New York City.
Très sympathique, Margery s’est laissée photographier sans insistance et a même fait un signe de sympathie pour Philogène Gagne-Petit. Elle était très occupée car elle a beaucoup de clients, particuliers et professionnels.
Voila plus de dix ans qu’elle occupe cet emplacement. Auparavant, c’est dans le commerce du poisson qu’elle exerçait et c’est là qu’elle a compris la nécessité de couteaux bien aiguisés. Après un passage par la restauration, elle s’est installée rémouleur(e) à Manhattan.
Elle n’utilise pas de meule rotative car elle a été formée par un menuisier japonais. Au pays du soleil levant on aiguise à la pierre et c’est ainsi que Margery procède à son stand de Manhattan. Elle utilise une pierre garnie de poussière de diamant et dispose d’une alimentation en eau. Cela est beaucoup moins dangereux pour les lames, dit elle, qui peuvent être endommagées par une meule tournante…
Chacun son point de vue mais elle n’a pas entièrement tort !

– Le blog de Margery : Samourai Sharpening Service (lien direct).
– Photo © Juliane Amblès, 2014. 

Margery Cohen remouleuse à New York

Les rémouleurs, ce blog : six ans déjà…

24 mars 2014

Il y a six ans jour pour jour, le 24 mars 2008, paraissait le premier article de ce blog.
Le démarrage fut un peu laborieux. Pourtant, un jour de l’été de la même année enregistrait le record de visites : 203. Cependant la moyenne quotidienne restait très basse. Doucement, après quelques années, elle s’est établie à une soixantaine de pages vues. Aujourd’hui, on est autour de 70 avec des pics jusqu’à 120. Ah ! On est loin de certains blogs généralistes, ou d’autres sur des thèmes populaires, qui attirent plusieurs dizaines de milliers de visiteurs aux premières heures de l’aube… certes.
Avec ce blog les rémouleurs, ce qui fait la différence, c’est l’audience internationale. Oui, car s’ils ne sont pas nombreux chaque jour, les visiteurs viennent de plus de 116 pays du monde entier !  Et cela est extraordinaire. Bien sûr, ce sont les francophones les plus assidus mais avec les possibilités de traduction qu’offre aujourd’hui Internet, un visiteur d’une petite île de l’Asie du sud-est peut lire nos articles. Enfin, contrairement aux sites généralistes et dans le vent il y a très peu de sites focalisés sur les rémouleurs dans le monde. Internet permet une véritable mondialisation des connaissances.

2014 03 23 6 ans blog Joyeux lurons italiens

Philogène Gagne-Petit est très touché de cette audience et s’en réjouit. En ce jour anniversaire, il offre à ses lecteurs la photo d’une statuette d’origine italienne en cire colorée qui figure en bonne place dans son bureau. Avec ses rémouleurs sympathiques, ce banc de rémoulage est sans doute né de l’imagination de l’artiste qui a conçu cette statuette, bien que… On sait les rémouleurs débrouillards et imaginatifs, ce blog les honore régulièrement.
Alors Philogène, on repart pour six ans ?
– Sur la plaque dorée en partie basse est inscrit « Jessica collection »
– La statuette mesure 24cm de long, 22cm de haut et 15cm de large.
– Acquisition en Italie il y a quelques années mais d’origine inconnue.
– Pour voir le premier article paru : un rémouleur mexicain, cliquer 
ICI.

Reunan, rémouleur d’aujourd’hui

21 mars 2014

On rencontre de plus en plus de rémouleurs aujourd’hui en France et certains journalistes ne devraient plus titrer « Le dernier rémouleur ». Car oui, des jeunes reprennent le flambeau, bien formés, bien équipés et cela assurément beaucoup mieux qu’autrefois. Par le passé, de pauvres bougres habitant des régions défavorisées (la Meuse par exemple) quittaient leur village pour des horizons lointains, essentiellement pour nourrir leur famille, bien modestement d’ailleurs.
Voici l’exemple d’un jeune rémouleur dont le quotidien LA DÉPÊCHE DU MIDI a rendu compte récemment d’une façon assez précise.

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– Cliquer sur l’image pour l’ouvrir en grand format.
– Merci à Bernard LEPOUTRE pour l’information.

Marius, le rémouleur du Tout-Paris !

31 janvier 2014

C’est en consultant le blog de Shelly Parisienne « Paris, Maman et Moi » que Philogène Gagne-Petit a découvert, il y a quelques jours, l’existence dans la capitale d’un rémouleur contemporain particulièrement branché, portant le doux prénom de Marius. Deux syllabes qui flairent plutôt l’air de la Canebière que celui des Grands Boulevards…
Installé dans son vieux taxi anglais reluisant, il sillonne les rues de la capitale et des communes alentour, le look de sa moderne charrette attire les regards, on ne peut pas le manquer !
Ajoutez à cela un site Internet bien présenté et complet avec photos et vidéos, Marius a tout d’un homme d’affaires. Outre des particuliers, il a parmi ses clients de grands chefs et de grands restaurants, presque le Tout-Paris quoi.
Marius, l’Affûteur ambulant de Paris, vaut le détour ! C’est un bel exemple d’adaptation d’un métier ancien au monde d’aujourd’hui.

Marius remouleur a Paris

Photo : Shelly Parisienne, publiée avec son aimable autorisation. Merci à elle.
– Le blog de Shelly Parisienne « Paris, Maman et Moi » (lien direct).

Le site de Marius (lien direct).

Les rémouleurs : le blog lu dans 116 pays !

2 janvier 2014

WordPress, qui héberge ce blog, vient de publier les statistiques annuelles.
Philogène Gagne-Petit a de quoi être satisfait. Voici quelques extraits :

– Le blog a été lu dans 116 pays en 2 ans dont 76 en 2013 :

Couverutee en 2012-2013

Le blog a été vu 16.000 fois en 2013…

Quelques chiffres

Et maintenant, en route pour 2014 !
– Images extraites des statistiques de WordPress. Merci à notre hébergeur.

À Bourges : Boyer coutelier depuis 1840

6 septembre 2013

Comme l’an passé à la même période, Philogène Gagne-Petit (PGP) était attelé à d’autres tâches pendant l’été. L’automne approchant, PGP est de retour : ses articles reprennent donc régulièrement.

Il propose aujourd’hui une photo ancienne : la boutique du coutelier BOYER à Cosne-Cours-sur-Loire en 1900.
Fondée en 1840 par Jean, cette lignée perdure encore aujourd’hui. En 2002, un descendant de la 6e génération a ouvert à Bourges le magasin LE PETIT RÉMOULEUR. La société entretient mais aussi crée et fabrique des couteaux, notamment le couteau du Berry en chêne de Tronçais.
Un site présente l’entreprise, ses produits et son histoire depuis 1840. Passionnant !

Cliquer sur la photo pour rejoindre le site Le petit rémouleur.

Afilador sur le chemin de Saint-Jacques…

30 avril 2013

Afilador village de Obirgo Espagne 4

Saisies en 2007, voici deux belles photos d’un afilador (rémouleur en espagnol) arpentant les rues ensoleillées du village de OBIRGO, à l’ouest de l’Espagne, entre les villes de Leon et Astorga, sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle.
Certes il n’est pas en plein travail mais on voit bien le dispositif adapté sur sa bicyclette : une poulie fixée sur la roue arrière, une barre métallique fixée verticalement sur le cadre et à son extrémité supérieure les meules sur un axe, une courroie (ici débrayée) destinée à la transmission du mouvement, enfin le chevalet (là relevé) qui permet de soulever la roue arrière pour qu’elle tourne dans le vide.
L’homme n’est pas tout jeune. A-t-il fait ce travail toute sa vie ? Ou bien, signe des temps européens, s’est-il mis à cette tâche pour s’en sortir eu égard à la situation actuelle du pays ? Allez savoir…
Merci à Serge, auteur de ces belles photos, fidèle du Chemin de Saint-Jacques qu’il parcourt habituellement en VTT. Merci également à Irène qui a créé le lien entre Serge et Philogène Gagne-Petit.
Et vous, cher(e) lecteur(trice), vous pouvez aussi nous soumettre une photo de rémouleur, elle sera vue dans le monde entier…
Note : la photo du haut peut être agrandie en cliquant dessus.
– Photos © Serge Fichant. Droits réservés. Creative Commons Paternité.

Afilador village de Obirgo Espagne

Pascal Pierre à Dinan

8 février 2013

Marie-Louise, notre correspondante dans les Côtes d’Armor, nous a fait parvenir une coupure de presse du journal Le petit Bleu, édition du 17 janvier 2013. C’est un bon papier, pour employer un terme du milieu journalistique, avec une belle photo.

https://remouleurs.files.wordpress.com/2013/02/pierre-davranches-acc80-dinan.jpg

Pascal Pierre, d’Avranches, est connu dans l’Ouest, également sur notre blog et bien évidemment sur Internet.
C’est un article assez complet et qui a la particularité, rare dans le genre, de présenter le rémouleur et son client.
Les seuls reproches que l’on pourrait adresser à l’auteur, c’est de ne pas préciser que Pierre est le dernier rémouleur de Bretagne à l’ancienne. Enfin, affirmer qu’au début du XXe siècle en Europe le métier de rémouleur était une spécialité des Yéniches nous semble toujours exagéré… Mais bon, un site le laisse à penser à ses lecteurs : c’est ignorer les nombreux documents, écrits ou iconographiques, qui fourmillent dans les bibliothèques ou aujourd’hui sur le Net. Les rémouleurs européens de l’époque, Yéniches ou autres, étaient essentiellement des gens pauvres qui avaient trouvé dans ce travail une source de revenus pour nourrir modestement leur famille. Voir à ce propos le livre AU PAYS DES ÉMOULEURS de Henri Amblès
On a déjà présenté sur ce blog des nouveaux rémouleurs qui sillonnent maintenant la Bretagne et les autres régions françaises avec un fourgon et des machines modernes (CF Catégorie actualité).
Néanmoins, il faut lire cet intéressant reportage sur la rencontre de Pascal Pierre et de son client, restaurateur à Dinan. Et compliments à son rédacteur Marc BONNEAU.

– Merci à Marie-Louise dont c’est la deuxième contribution à notre blog, voir ICI.
– Pour lire l’article, cliquer sur l’image.

Jacques VISE de passage dans la Meuse

31 août 2012

C’était en juillet dernier, Jacques VISE, rémouleur itinérant traversait le département de la Meuse. Poussant son banc dans les rues de Bussy-la-Côte, commune de Val d’Ornain, il rencontra des curieux mais peu, voire pas du tout de clients !
L’EST RÉPUBLICAIN, journal de l’Est de la France, lui a consacré un bel article. Rendons hommage au journaliste qui, pour une fois, n’a pas titré son papier Le dernier rémouleur
– L’EST RÉPUBLICAIN, édition de Bar-le-Duc,  jeudi 12 juillet 2012.
– Ci-dessous : appel en page 1 – Pour lire l’article complet, cliquer sur la photo.

Klaus affûte sur les places en Allemagne

5 mai 2012

Lecteur de notre blog, Klaus Langenscheid nous a envoyé cette photo.
Klaus est une figure originale de la confrérie des rémouleurs d’aujourd’hui. Original par son look, son costume et son banc de rémouleur. Ce banc est lourd mais, semble-t-il, très fonctionnel. Le mât du barnum qui le protège des intempéries ou du soleil paraît même intégré à l’ensemble.

Son port d’attache est dans la ville de Lindberg, tout près de la frontière tchèque, à 200 km environ au nord-est de Munich. Klaus participe à de grandes manifestations en Allemagne et son programme 2012 est déjà bien rempli. On peut trouver nombre de renseignements, en allemand, sur son site (lien direct). Merci Klaus pour cette photo et bonne saison sur les places de ton pays !

Rémouleur et politique

22 avril 2012

De par son outil de travail, le banc d’affûtage avec son mécanisme, ainsi que de par sa façon de travailler et son attitude physique, le rémouleur a souvent été utilisé dans la caricature politique. De grands dessinateurs, Honoré Daumier entre autres, ont fait appel à lui.
Aujourd’hui, en cette période d’élection présidentielle, nous vous soumettons un dessin de Jacques LARDIE édité en 1984. Jihel, né Jacques Camille Lardie en 1947 à Périgueux, est un journaliste d’investigation, photographe, éditeur, dessinateur de presse, caricaturiste, sculpteur. Il est surtout connu pour ses créations de cartes postales satiriques historiques, en particulier celles consacrées à Jean JaurésTalleyrandGuillaume II et à la franc-maçonnerie.
Dans une série intitulée Les p’tis métiers de Lardie, l’auteur nous présente Edgar FAURE le rémouleur racommodeur.
Sur les couteaux de tailles différentes suspendus sur le côté du banc sont inscrits respectivement, du plus petit au plus grand : M.R.G., Valoisiens et Indépendants. 

Politique et remouleur Edgar Faure

En 1993, l’avocat Arnaud Montebourg, en tant que premier secrétaire de la conférence du barreau de Paris, prononça un éloge d’Edgar Faure qui sera primé. Il nous semble que ce texte, avec tout son sérieux, aide à comprendre la caricature ci-dessus :
Edgar Faure laisse l’image d’une intelligence brillante associée à une mémoire exceptionnelle et une culture encyclopédique capable de raisonnements fulgurants. Très bon orateur, ayant un grand sens de l’humour et de la formule, bon vivant, il pouvait paraître quelquefois pécher par orgueil et par vanité. La longue carrière de ce « surdoué de la politique » et sa capacité à s’adapter furent aussi quelquefois perçues comme de la versatilité et de l’opportunisme. Doté d’une grande capacité de travail, ses amis et adversaires lui reconnaissent un sens élevé du bien public et une œuvre politique conséquente.
– Texte extrait de Wikipedia.

Alain Senacat : la franchise même !

31 mars 2012

Frédéric DUPUY est correspondant du quotidien SUD-OUEST pour le canton se Fronsac en Gironde. En novembre 2011, il a publié un intéressant papier sur Alain SENACAT et son réseau de rémouleurs franchisés dont voici le contenu :
« Alain SENACAT est installé comme affûteur à Fronsac, sur le tertre où il travaille pour les professionnels. Cependant, de plus en plus de particuliers ont fait appel à ses services et c’est ainsi que lui est venue l’idée de sa franchise nationale, « L’Affûteur Mobile ».
les particuliers venaient spontanément à son atelier, il s’est dit en effet qu’en partant à la rencontre de ces mêmes particuliers, il y avait là tout un marché.

Alain Senecat Affuteur mobile

Le concept est simple : il s’agit d’équiper un fourgon des diverses machines outils nécessaires à l’affûtage et à la réalisation de clés, puis de déterminer un secteur d’activités où faire les marchés et contacter les professionnels de son secteur.
Quand on parle affûtage, on pense spontanément aux couteaux et aux ciseaux, mais l’activité est bien plus vaste puisqu’elle concerne aussi taille-haies, scies circulaires, sécateurs, tondeuses à main.
Par conséquent, les métiers potentiellement intéressés sont nombreux : cuisiniers, bouchers, coiffeurs, toiletteurs pour chien, vétérinaires…
Onze franchisés
Depuis que la franchise a été créée, il y a cinq mois, onze personnes se sont lancées dans l’aventure pour décliner ce concept dans diverses régions : Paca, Somme, Région parisienne, Limoges, Nîmes et, bien évidemment, en Gironde… »
 (Lire la suite sur le blog de Frédéric DUPUY en cliquant ICI)
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– Adresse du site de franchise : http://www.affuteur-mobile.com
– Photo du haut : Alain Senacat et son premier franchisé. Photo © F. Dupuy.
– Photo ci-dessous : J-C. Messembourg, rémouleur franchisé à Uzès. Photo © Midi Libre.
– À propos de lui, lire un article sur le site de Midi Libre

JC Messembourg Affuteur franchise

Quatre ans déjà : 231 articles – 48 pays

18 mars 2012

De temps en temps c’est bien de faire un bilan et Philogène Gagne-Petit est fier de son blog. En quatre ans il a publié 231 articles. La moyenne quotidienne de pages vues est actuellement d’une soixantaine. Ainsi, depuis la création, près de 35500 pages ont été lues. Certes cela reste modeste à côté de blogs qui voient passer chaque jour des milliers de lecteurs… Compte tenu de l’objet, Gagne-Petit est satisfait de l’audience. D’autant que des lecteurs de 48 pays du monde ont déjà consulté au moins une fois LES RÉMOULEURS. En témoignent :
La carte ci-dessous,
La liste des pays d’où les lecteurs se sont connectés, insérée dans la colonne latérale, ci-contre à droite.
Ces documents ont été établis par WordPress, l’hébergeur, que Philogène Gagne-Petit remercie pour son hospitalité.
Que tous les lecteurs soient aussi remerciés pour leur curiosité, leur intérêt et leur fidélité.
– Lire le premier article du 24 mars 2008 en cliquant ICI.

Cupid’s on the job / Cupidon au travail

12 février 2012

La Saint-Valentin approche !
Alors, pour atteindre sa victime au cœur, Cupidon se fait rémouleur et affûte ses flèches.
Voici une représentation classique de cette figure de la mythologie sur une ancienne carte postale des États-Unis, années 20.

Cupid s on the job

Wikipedia, dont voici quelques extraits, nous en dit davantage :
… Il est le plus souvent représenté sous la figure d’un enfant de sept à huit ans nu ou partiellement dénudé, muni d’ailes, l’air désœuvré, mais malin : armé d’un arc et d’un carquois rempli de flèches ardentes…
… Tantôt, il est aveugle, car l’Amour n’aperçoit pas de défauts dans l’objet aimé ; tantôt, il tient une rose d’une main et un dauphin de l’autre…
… Il est toujours peint avec des ailes, et ces ailes sont de couleur d’azur, de pourpre et d’or. Il se montre dans l’air, le feu, sur la terre et la mer. Il conduit des chars, touche la lyre, ou monte des lions, des panthères et quelquefois un dauphin, pour indiquer qu’il n’y a point de créature qui échappe au pouvoir de l’Amour…

Bonne Saint-Valentin à tous les amoureux, jeunes et moins jeunes !

Jacky Duffo, rémouleur du Sud-Ouest

3 février 2012

Ah ! Les belles bacchantes… C’est la première réaction que l’on a en voyant cette photo de Jacky DUFFO. Après avoir fait différents métiers, il s’est lancé sur les marchés de l’extrême sud-ouest comme rémouleur. Et ça marche semble-t-il. C’est ce que nous relate un article du site TED : Tarbes En Direct. Le reportage est illustré de plusieurs photos où l’on constate que le rémouleur est équipé d’un touret à meuler électrique fixé sur une petite table. Une pierre et un étau complètent l’outillage. À lire en cliquant ICI.

Javky Duffo remouleur sud ouest

– Photo © TED – Tarbes En Direct.

Amolador – Lisbonne – Octobre 2011

5 novembre 2011

Autrefois, les rémouleurs à pieds avaient suffisamment de clients dans une petite ville, voire dans un quartier. Aujourd’hui, la clientèle est réduite et le rayon d’action du repasseur doit être notablement élargi. Le banc embarqué sur bicyclette permet de grands déplacements, c’est pourquoi on trouve aujourd’hui ce type de matériel sur tous les continents.

Amolador remouleur Lisbonne octobre 2011

C’est le cas au Portugal où les rémouleurs sont toujours présents. En témoignent ces photos récentes prises à Lisbonne par Marco CASALIS.
La roue arrière de la bicyclette est surélevée : son axe repose sur un chevalet en métal, solide mais léger. Sur cette roue arrière est fixée, sur les rayons, une poulie constituée d’un cercle métallique. En position de travail, le rémouleur chevauche son cycle. Il est assis sur la selle et pédale, entraînant ainsi la roue arrière (qui tourne dans le vide) donc aussi la poulie ajoutée. Cette dernière entraîne, par l’intermédiaire d’une courroie (croisée) bien visible ici, une autre poulie de petit diamètre solidaire de l’axe de la meule. La vitesse est ainsi démultipliée et donc la meule tourne très vite.
Les équipements embarqués sur cycles sont variés. Il est fréquent de voir dans certains pays le rémouleur s’installer dos vers l’avant et, en conséquence, être obligé de pédaler à l’envers. Chaque installation, quasiment unique, est le résultat d’un bricolage plus ou moins sophistiqué !
On remarque que le rémouleur est aussi réparateur de parapluies, ce qui est bien dans la tradition de cette profession dans de nombreux pays.

Amolador remouleur Lisbonne cycle october 2011

– Photos © Marco CASALIS 2011. Merci à lui.
– Pour voir d’autres rémouleurs de ce type, du monde entier, cliquer sur le mot-clé : BICYCLETTE.

Le rémouleur brûle les planches…

14 octobre 2011

« Jouer la comédie avec verve, avoir une grande habitude de la scène et se jouer des difficultés d’un rôle », telle est la définition donnée par Bob dictionnaire fam. pop. arg. de l’expression qui figure en titre.
Voici donc un rémouleur en scène dans le spectacle « The art of deduction: Inside the mind of Sherlock Holmes » (L’art de la déduction : dans l’esprit de Sherlock Holmes) monté aux États-Unis, à Akron, Ohio en mars 2011. Il s’agissait d’une première mondiale par Derek Davidson.

Le remouleur brule les planches

On voit que le banc du rémouleur est un accessoire de théâtre avec une meule qui paraît être en aggloméré. Mais là, bien entendu c’est le visuel qui compte et l’accessoire joue bien son rôle…
– Pour voir les photos du spectacle c’est ICI, sur Flickr.
– Photo © Weathervane Playhouse.

Sous le soleil de Puerto Escondido

7 octobre 2011

Puerto Escondido, ancien village de pêcheurs sur la côte Pacifique, au sud du Mexique, est aujourd’hui une ville portuaire de l’État d’Oaxaca. Fondée en 1928 pour le commerce du café, elle est devenue un attrait pour le tourisme et le surf. Peuplée de 20.000 habitants, son nom signifie Port caché en espagnol. C’est là qu’a été prise cette belle photo par Céline Ertem en octobre 2008.

Puerto Escondido

C’est la plage de cette station que regarde cet afilador. Il rêve peut-être d’aller s’y baigner et de s’y allonger un jour… Pourquoi pas ?
Et justement, ce qui est intéressant dans cette photo, c’est qu’il n’est pas en position de travail. Son banc de rémouleur est en déplacement donc basculé à 90° vers l’avant. La roue d’énergie est alors utilisée en roulement pour changer de place. On voit bien la meule dont la rotation, en position de travail, est obtenue par friction sur la roue d’énergie, il n’y a donc pas de courroie. On remarque aussi la selle sur laquelle notre afilador s’assoit pour pédaler et ainsi actionner la roue d’énergie. Enfin, le guidon qu’il tient dans les mains pour faire avancer l’ensemble devient l’un des pieds du banc lorsqu’il est en position de travail. Les accessoires et outils sont dans une musette que l’homme porte sur le dos.
– Photo © Céline Ertem à voir en grand format sur Picasa ICI (lien direct). Merci à elle.

Le rémouleur des temps modernes

26 septembre 2011

C’est sous ce titre que le quotidien régional Nice Matin a publié en 2010 un intéressant article dont voici un extrait :
Maxime Fougeirol
n’est pas dans le métier depuis très longtemps. C’est un ancien plongeur. Il était à la tête d’une école en Grèce quand la quarantaine l’a poussé vers la reconversion.
Sa vocation nouvelle, il la doit au hasard des rencontres qui le conduit à Jean-Claude Caillet, inventeur à Annecy.

Maxime Fougeirol


Spécialiste de l’affûtage industriel, le Savoyard a conçu une machine révolutionnaire : la Gédémus. « Il s’agit d’une station mobile, qui compte six postes de travail, explique-t-il. Elle permet l’entretien courant des objets coupants tels que les couteaux et ciseaux. Elle permet de rectifier un angle de coupe, de  retrouver un crantage, de polir et de lustrer pour avoir une finition parfaite. J’en ai eu l’idée parce que je voyais trop de couteaux mal entretenus, avec des lames creusées au point d’en devenir dangereuses, confie-t-il. Et puis, le savoir-faire du rémouleur disparaissait alors qu’il y avait toujours des besoins. Il fallait lui redonner une nouvelle jeunesse. »

– Photo © Serge Haouzi – Nice Matin.
– Pour lire l’article en entier sur le site de Nice Matin, c’est ICI.

Un vieux rémouleur en bas de chez moi…

26 août 2011

C’est le titre d’un billet publié en mars 2011 sur le Forum COUPE CHOU CLUB, le Club de ceux qui se rasent comme les cow-boys.
L’auteur écrit qu’il l’avait manqué prédemment mais que cette fois-ci il a eu le temps de prendre en photo un vieux rémouleur en bas de chez lui. Bonne idée car, en plus, l’heure était propice aux grandes ombres qui donnent un relief particulier à notre itinérant.

Remouleur en bas de chez moi CCC
Sur le Forum, il y a deux photos d’assez grand format, intéressantes mais peu contrastées. Nous nous sommes donc permis de traiter celle que nous publions. Elles est ainsi beaucoup plus attrayante. Souhaitons que son auteur ne nous en veuille pas !
– Photo © Impérator et le Forum Coupe Chou Club. Merci à eux.
– Pour aller sur le Forum et la page des photos, cliquer ICI.

Rémouleur à Kandy

22 juillet 2011

Encore un banc de rémouleur réalisé avec des matériaux de récupération. Ce gagne-petit, c’en est un assurément, a été photographié en 2010 dans une ville du Sri Lanka : KANDY. Ce sont les portugais qui lui donnèrent ce nom au milieu du XVIe siècle. Ville moyenne, siège d’une importante université, elle héberge l’un des plus beaux jardins botaniques au monde, créé en 1821. Elle est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

La roue d’énergie, rustique, ressemble à une roue de cycle qui aurait un très grand diamètre… La commande de cette roue se fait par une pédale par l’intermédiaire d’un renvoi articulé sur le châssis du banc. Tout cela est manifestement réalisé avec des matériaux récupérés ici et là. Remarquer que le rémouleur, s’il travaille debout, n’est pas (trop) plié en deux…
– Voir un autre rémouleur (lien direct) au Sri Lanka avec des similitudes.
– Photo ©
Vera & Gordon on tour. Voir leur galerie sur Flickr (lien direct) et la photo ci-dessus en grand format.

Le modernisme gagne l’Asie…

15 juillet 2011

Les rémouleurs asiatiques se modernisent !
Sur le banc traditionnel qu’ils portaient autrefois sur l’épaule, certains comme celui de la photo ci-dessus ont adapté deux roulettes ainsi qu’un touret à meuler manuel du commerce. Remarquer que la pierre à affûter est toujours présente, indispensable pour la finition. Le touret à meuler est probablement utilisé pour un dégrossissage, ce qui permet de gagner du temps.
Nous avons constaté la même évolution récente chez un rémouleur vietnamien.
Photo © mime001. Cliquer ICI pour voir sa galerie sur Flickr.
– Voir le rémouleur vietnamien sur cette page (lien direct).
– D’autres rémouleurs asiatiques sur ce blog avec le mot-clé
Asie

Paul, rémouleur dans le Lyonnais

17 juin 2011

Les média, télés en particulier, s’étonnent de la réapparition des rémouleurs en France. En voici un nouvel exemple avec Paul, rémouleur dans le Lyonnais.
Ce retour des rémouleurs s’inscrit dans une volonté nécessité enfin reconnue de moins gaspiller les matières premières d’une part et de moins polluer la planète d’autre part.
Il y a une petite pub d’une vingtaine de secondes en introduction… C’est, hélas, de plus en plus fréquent. On peut en principe la zapper en cliquant sur la x.

Les rémouleurs de Moshi (Tanzanie) – 2009

3 juin 2011

Richesse du Net, encore ! Cette photo provient du blog de LELIONLEMONDE. Elle a été prise en 2009 lors d’un voyage en Tanzanie, pays situé sur la côte Est de l’Afrique et bordé par l’Océan Indien. Moshi (145.000 habitants) est une ville située au nord du pays dans la région des tribus Masaï. C’est la base de départ pour l’ascension du Kilimanjaro, point culminant de l’Afrique (5892m). À Moshi se trouve l’un des deux pôles de L’INTERNATIONAL SCHOOL MOSHI (élèves de 3 à 19 ans) qui prépare aux Universités de toute la planète.

Remouleurs moshi tanzanie

Comme actuellement dans de nombreux pays, ces rémouleurs utilisent la bicyclette pour une plus grande mobilité. En position de travail, la bicyclette est stabilisée par une double béquille qui soulève la roue arrière. L’homme se retourne et s’assoit sur une deuxième selle ou sur une sorte de coussin, plus confortables que le cadre. L’axe de la meule est fixé sur un étrier lui-même solidaire d’un porte-bagage arrière. La rotation de la meule est obtenue par une transmission par courroie : ici apparemment une courroie ronde, thermosoudable, de petit diamètre. La roue arrière du cycle est équipée d’un cerclage faisant office de poulie de grand diamètre (on ne la voit pas sur la photo). En pédalant, l’homme entraîne la roue arrière, donc le cerclage (poulie) qui, par la courroie, transmet le mouvement à une poulie de petit diamètre située sur l’axe de la meule. Noter que si le cycle est équipé d’une roue libre, l’homme doit pédaler à l’envers. S’il s’agit d’un pignon fixe, les deux sens de pédalage sont possibles. Enfin, il peut régler le sens de rotation de la meule en croisant la courroie. Remarquer que, en raison du passage de cette courroie, la bicyclette n’a pas de frein arrière.
– Photo © Lelionlemonde.
– Pour consulter la photo en grand format, aller sur le blog de LELIONLEMONDE (lien direct). On y voit bien la courroie de transmission sur le cycle au premier plan.
– Voir aussi notre article
En Tanzanie : la simplicité publié précédemment.

Portrait d’une rémouleuse

28 mai 2011

Le réalisateur Alain CAVALIER présentait un film en compétition officielle à Cannes 2011 : PATER avec Vincent LINDON. C’est l’occasion de rappeler qu’il s’est intéressé aux petites gens dans une série intitulée VIES (1987-1989) comportant 24 PORTRAITS, portraits de femmes de chacun 13 minutes dont celui d’une RÉMOULEUSE.
Laissons-lui la parole :
« Archiver le travail manuel féminin. Ces portraits sont des rencontres que je voudrais garder de l’oubli, ne serait-ce que pendant les quelques minutes où elles sont devant vous. Ce sont des femmes qui travaillent, qui font des enfants et qui, en même temps, gardent un esprit d’indépendance… Mon désir est d’archiver le travail manuel féminin. Mon espoir est qu’entre le premier et le dernier portrait, ce soit aussi l’histoire du travail d’un cinéaste ».

La rémouleuse Film de Al

Pour le portrait de LA RÉMOULEUSE, nous empruntons les lignes qui suivent au Blog de Mujokan.
« Ce film condense un peu toutes les obsessions de Cavalier : les objets qui racontent une vie, les déformations des mains dues au travail, l’argent, la maladie (cette dame a été tuberculeuse), les références au cinéma, les dames âgées qui ont un savoir-faire oublié.
Le cinéaste filme la rémouleuse en studio, sur fond du décor de L’insoutenable légèreté de l’être. Cela apporte une vraie étrangeté à cet épisode. Cavalier explique que ce choix du studio a été fait pour des raisons accoustiques mais on peut supposer que c’est plutôt qu’il n’aime pas tourner dans la rue et qu’il préfère l’intimité du studio. Toujours aussi délicieusement curieux il inspecte le porte-monnaie de la vieille dame empli de trésors. Indiscret, il demande à la dame pourquoi elle n’a pas soigné ses dents, il lui demande aussi d’écrire son nom alors qu’elle ne sait ni lire ni écrire. Mais ce n’est jamais gênant car il est toujours du côté de la personne filmée, il ne fait jamais le film contre elle. Cette délicatesse exquise mêlée à une impudeur assumée est un des charmes majeurs du cinéma de Cavalier ». © Blog de Mujokan.
PORTRAITS, 1ère série (dont la rémouleuse) est disponible en VOD (Vidéo à la demande) sur CE SITETarif : 3.99€ pour 48H.
– Les 24 portraits sont disponibles ICI en double DVD pour 21€.
– Pour lire une critique détaillée de l’ensemble des portraits, consulter le Blog de Mujokan.

Madame Naulleau, rémouleuse à Avrillé (49)

13 mai 2011

C’est dans le Magazine d’Information de la ville d’Avrillé, commune de l’agglomération d’Angers dans le Maine et Loire, que nous avons découvert l’existence de l’entreprise LE NOUVEAU RÉMOULEUR créée par une femme. Voici l’article in extenso.

Sur les traces des rémouleurs d’autrefois, qui allaient de village en village avec leur petite charrette à pédales, Marie-Christine NAULLEAU arpente au volant de son camion les rues d’Avrillé et les marchés de la région. Elle y transporte tout le matériel nécessaire pour affûter, sur place, les ciseaux, couteaux, sécateurs ou lames de tondeuses à gazon que particuliers et professionnels lui confient.
Depuis qu’elle a lancé son entreprise, LE NOUVEAU RÉMOULEUR, en mai 2010, elle voit défiler sous ses pierres d’affûtage tout ce qui possède une lame. « Beaucoup d’entreprises essaient d’affûter elles-mêmes leurs outils, remarque cette ancienne cuisinère. Mais moi, je fais ressortir le tranchant, j’abrase l’acier plus profondément que ce que l’on peut faire avec un matériel classique. »
Au-delà d’un simple affûtage, cette rémouleuse des temps modernes peut réparer les couteaux abîmés. « J’aime cet esprit de recyclage, confie-t-elle. Un outil qui paraissait très usé peut redevenir un bel outil. La patine formée par le temps donne de la valeur. »
Ajoutons que, à qualité égale, rénover un ancien outil reviendra souvent moins cher que d’en racheter un dans le commerce.
– Article et photo de droite © Avrillé.mag – Octobre-Novembre 2010.
– Photo de gauche © Auteur inconnu.
– Le site de la ville d’Avrillé : www.ville-avrille.fr (lien direct).

Laos 2009 : outillage minimum !

9 avril 2011

Pont-on affûter les lames avec moins : une pierre abrasive, une brique et une cuvette ? Peu probable.
L’outillage des rémouleurs asiatiques est souvent restreint mais celui-ci bat tous les records. Ici, le haut trottoir remplace le petit banc en bois traditionnel. Malgré ces conditions minimales, ce rémouleur a du travail et c’est tant mieux pour lui.
Le cas de ce rémouleur laotien est un bel exemple de ce que sont souvent aujourd’hui ou ce que furent autrefois les rémouleurs. Dans le passé, sans travail, on s’installait rémouleur avec rien ou presque pour gagner quelques sous et essayer de vivre avec très peu ! Et quand on habitait dans un village, il fallait prendre la route pour aller dans les villes et y rester plusieurs mois.
Au Laos, le passé est encore présent, avec le sourire… Ah, Paris !

– Photo © youngman242 prise en avril 2009 avec un Nikon D700.
– Pour voir sa belle galerie sur Flickr, cliquer ICI (lien direct).
– Pour voir d’autres rémouleurs asiatiques sur notre blog, cliquer (lien direct)

1921 – Rémouleur en Syrie

31 mars 2011

La démocratie ! C’est ce que demande aujourd’hui, après la Tunisie, l’Égypte, la Jordanie, le Yémen, la Libye… le peuple de Syrie. Décidément, le monde bouge en ce début du XXIe siècle.
Terre d’accueil de l’une des plus anciennes civilisations, la Syrie, après une occupation ottomane de 400 ans fut sous mandat français de 1920 à 1940.
Située au nord-ouest du pays, Alep est une des plus vieilles villes du Monde ; son centre historique est classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité. Peuplée aujourd’hui de 1.700.000 habitants, la ville est célèbre par sa citadelle et son savon.

Alep Foire

Cette carte postale fut écrite en 1921 par un soldat français qui se plaignait de dures conditions, d’une part relationnelles avec la population locale et d’autre part climatiques : soleil brûlant, fièvres…
Elle nous montre un rémouleur entouré d’une foule un jour de foire. Pour le peu que nous en distinguons, le banc de ce rémouleur paraît être assez typique du Moyen Orient : léger avec une petite meule donc facilement transportable sur le dos.
Il existe encore des rémouleurs aujourd’hui en Syrie. En général, ils ne sont plus itinérants, ils tiennent boutique dans les allées des souks comme à Alep ou à Damas.
On reverra avec intérêt un précédent article sur les rémouleurs à Damas (lien direct).

Gunn Kristine SMEBY, rémouleur(e) en Norvège

16 mars 2011

« Avec un mauvais outil, il est difficile de faire du bon travail » : c’est une réflexion de Gunn Kristine SMEBY, rémouleur(e) en Norvège. En France, on dit « un bon ouvrier a toujours de bons outils ».
Après des années de travail de bureau, Gunn Kristine a décidé de changer de cap. De la machine à coudre à la tronçonneuse, elle savait déjà se servir de ses mains dans des activités de loisir. Cette fois c’est au niveau professionnel qu’elle a installé son atelier chez elle sous le nom de Kurveien à Grefsen, sa ville.
Évidemment, elle ne se limite pas aux couteaux mais aiguise aussi les ciseaux, les haches et tous les outils tranchants.

Gunn Kristine Smeby

Comme dans la plupart des pays, il n’y a pas de formation professionnelle d’affûteur de couteaux en Norvège. Elle a donc appris l’essentiel auprès d’un rémouleur retraité. Simultanément, elle s’est beaucoup informée sur les couteaux, l’acier, les meules, le polissage…
Experte, elle n’affûte pas seulement les couteaux, elle les perfectionne si nécessaire en fonction de leur usage, domestique ou professionnel, et déclare qu’avant d’être utilisés, beaucoup de couteaux du commerce devraient passer entre ses mains pour être améliorés.
Et s’inspirant des grands magasins, elle vend au moment des fêtes des certificats-cadeaux d’affûtage à offrir…
Avoir la technique, c’est nécessaire mais pas suffisant. Pour vivre il est bon d’y associer le sens du commerce. Gunn Kristine possède les deux !
Le mot rémouleur aura-t-il un jour un féminin ?
– Le terme rémouleuse désigne la femme du rémouleur : cf notre article du 8 mars 2011 (lien direct).
– L’article en langue norvégienne sur le site nab.no (lien direct).
– Photo © Kristin Tufte Haga.

Japon – Coutellerie

14 mars 2011

En voyage au Japon en 2005, nos pas nous avaient naturellement conduits vers quelques coutelleries. Nous avions pu apprécier alors la diversité ainsi que la qualité de certains produits.
Ces coutelleries étaient en général équipées d’une petite machine à affûter les lames.
Nous n’avions pas, hélas, croisé de rémouleur dans les rues.
Nous espérons que malgré le tremblement de terre historique suivi du tsunami et de l’accident nucléaire, les couteliers et autres métiers de toutes sortes, enfin tous les japonais, pourront continuer à vivre dans un climat apaisé.
Si la nature le veut bien… et si la science n’est pas tombée sur la tête.

Tokyo Coutellerie 2005 © coinderue
– Coutellerie à Tokyo – Mars 2005. Photo © coinderue.
– Cliquer sur la photo pour l’ouvrir en grand format.

Rémouleuse, femme de rémouleur

7 mars 2011

Chaque année le 8 mars, c’est la Journée Internationale des Femmes.
Nous leur rendons hommage en publiant cette photo extraite d’une carte postale éditée au début du XXe siècle.
Pour une fois c’est Madame qui est en avant. L’émouleur-coutelier est sans doute au travail, derrière, dans son atelier (doté de la force motrice) où bien il est timide… ou encore au bistrot !
Il faut reconnaître que cette famille est installée comme on dit. L’itinérance, c’est fini. L’a-t-elle d’ailleurs jamais connue ? Ce sont peut-être les parents qui ont monté cette affaire à la sueur de leur front. Qui sait ?
Seuls quelques rémouleurs sur des milliers réussissaient à s’offrir ainsi un magasin de coutellerie. En bas de l’échelle, beaucoup perdaient la vie, frappés par les aléas de l’itinérance, laissant souvent femme et enfants dans le chagrin, voire la misère. Et comme toujours, les femmes assuraient au quotidien pour que la famille continue de vivre.
Madame qui êtes sur cette photo, vous êtes l’emblème de toutes les rémouleuses*.
* C’est Émile Zola qui emploie le mot rémouleuse pour désigner la femme d’un rémouleur dans son roman La Terre.
– Cliquer sur l’image pour mieux voir Madame la rémouleuse.