Posts Tagged ‘afilador’

Le dernier voyage du rémouleur – Vidéo

15 janvier 2016

Last trip 1

Cette vidéo ne dure que deux minutes mais on en prend plein la vue…
C’est une belle réalisation de Mighele de Curras. L’afilador est interprété par Aitor Rei, acteur espagnol.
Ce film est dédicacé à tous les fils et filles d’une mère patrie faite d’hommes et de femmes qui marchent, à tous les migrants dispersés partout dans le monde, aux héros de romans inconnus pas encore écrits.
Pendant trois siècles les galiciens les appelaient « queicoas », ce qui signifie dans le jargon des rémouleurs : dieu, héros, grand, esprit combatif, vie de légende.
L’auteur dit le texte en espagnol mais les sous-titres en anglais pourront aider le spectateur.
Ses mots sont forts, ils expriment parfaitement la considération que le réalisateur porte à ces hommes que nous aimons, nous aussi, et que nous honorons sur ce blog.
Un bel hommage à tous les rémouleurs du monde ! À voir absolument.
Note : il est possible de télécharger cette vidéo sur son PC.

Last trip 3

– C’est ici : TRAILER-THE LAST TRIP OF THE KNIFE-GRINDER sur Vimeo
– Le site de l’acteur : Aitor Rei
– Le site du réalisateur : Mighele de Currás sur Vimeo

Paso el afilador

11 décembre 2015

À l’approche des fêtes de fin d’année, sans oublier les évènements terribles de janvier et novembre 2015, autorisons nous un peu d’humour.
« Le rémouleur est passé » (Paso el afilador), c’est une histoire très courte en bande dessinée à la Une d’une revue enfantine espagnole : TBO, N° 543, à 4 pesetas. Elle pourrait dater des années 50, une supposition seulement…
Ce qui nous intéresse ici, bien entendu, c’est le thème de cette BD. En quatre images et seulement une bulle, l’auteur rend hommage aux rémouleurs : toujours obsédés par des lames bien propres et reluisantes !
Ce qui est drôle aussi c’est que le banc du rémouleur est représenté comme un jouet d’enfant. Sans doute pour que ceux-ci ne soient pas désorientés par une représentation trop sophistiquée. Et tout cela en présence du chien !
Bref, une histoire courte traitée avec beaucoup d’humour.

Paso el afilador

Le rémouleur d’Antonio de Puga – Espagne – 1640

12 juin 2015

Cette superbe peinture nous ramène près de 400 ans en arrière… Oeuvre de Antonio de Puga en 1640 (certains la situent en 1635), elle est classée parmi les œuvres de l’École Espagnole avec les peintures de Diego Velazquez, entre autres génies.
Il est né en 1602 à Ourense en Galice, fils d’un tailleur du même nom et de Ynes Rodriguez. Il a aimé peindre des scènes avec de petites gens comme ce rémouleur. Et comme par hasard, il est né dans une ville réputée depuis toujours pour la fabrication d’excellents couteaux. Il a donné à sa province natale ses lettres de noblesse en peinture et ses œuvres sont exposées dans de grands musées du monde entier.
Celle-ci, El afilador, est présentée au Musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg en Russie.

Puga afilador

Dans ce tableau, Puga ne s’intéresse pas à l’environnement. Il privilégie le repasseur et son banc qui occupe l’essentiel de l’espace. Les clients sont quelque peu relégués dans la moitié gauche de l’œuvre.
Le banc est très rustique : type brouette avec roue pleine, plusieurs éléments sont assemblés avec des cordes. Le réservoir à eau, un tonnelet, est de bonne taille. Les supports de la meule sont rudimentaires.
Le rémouleur affûte un poignard, l’homme en noir lui tend une pièce, preuve pour le spectateur que le rémouleur est bien un gagne-petit..
On ne sait pas si le soldat a quelque objet à faire affûter, peut-être que le poignard est à lui…
Un peu coincée à l’extrême gauche du tableau, une jeune femme attend son tour avec, semble-t-il, un hachoir dans la main. Elle regarde le spectateur et semble dire, en posant l’autre main sur son ventre rond, qu’elle attend un enfant, cinquième personnage de cette composition.
Cette belle œuvre a toujours fasciné Philogène !
– Le tableau, huile sur toile, mesure 118 x 158 cm.
– Voir l’œuvre en grand format en cliquant sur l’image.
– Dans la cathédrale de Ourense, sa ville natale, une plaque honore l’artiste. (lien direct).

Rémouleur en Bolivie – 2011

8 août 2014

Clin d’œil de Philogène Gagne-Petit aux voyageurs actuellement en Bolivie…
Belle photo de rue, légèrement redressée par Philogène, parue sur le site Les Bouchet en voyage.
Photo de rue, photo de vie : tandis qu’à l’arrière plan deux jeunes hommes arrivent en marchant, le rémouleur, personnage central, est près de son banc. Il est au premier plan avec deux autres personnages dont un duquel on ne voit que le bras. Personnage important néanmoins puisque c’est le client. Ce triangle formé de trois personnes rend la scène vivante : le rémouleur, un couteau dans la main, discute avec le client qui, on l’imagine, répond au rémouleur. Enfin, légèrement en retrait, un jeune garçon regarde le rémouleur.
Les façades des maisons sont colorées comme fréquemment en Bolivie et les vêtements des personnages sont en harmonie avec les murs…

Remouleur en Bolivie

Le banc de rémoulage est très simple, rien d’inutile sur cet ensemble de type chevalet. Il doit cependant être lourd car tout en acier. La roue d’énergie est utilisée pour les déplacements après que la courroie ait été débrayée. La meule est de petit diamètre pour deux raisons : d’une part elle est moins lourde et d’autre part elle est moins onéreuse à l’achat. Le déplacement se fait en basculant l’ensemble de 90° de façon à ce que la grande roue soit en contact avec le sol.
– Le site Les Bouchet en voyage (lien direct). Nombreuses photos.
– Merci à eux pour cette belle photo que nous leur empruntons.

 

L’afilador de Buenos Aires

20 juin 2014

Philogène Gagne-Petit aime l’Amérique du Sud en ce moment… D’ailleurs, il y est allé il y a 25 ans de cela et à défaut de rémouleur il rencontra dans les rues de Buenos Aires des musiciens qui faisaient la manche… Des musiciens assez âgés, joueurs de tangos, obligés de s’installer sur le macadam, faute de travail…
S’il y avait souvent du public autour de ces musiciens en 1989, ce n’était pas le cas pour ce rémouleur des années vingt dans une rue de la capitale.
Son banc est assez classique, de type chevalet. La grande roue sert aussi de roue de déplacement lorsque l’homme bascule l’ensemble de 90° vers l’avant. En position de travail, comme sur la photo, l’axe de la meule est entraîné par une poulie concentrique à la roue d’énergie. On voit assez bien la courroie de transmission. La meule est d’un bon diamètre. La réserve d’eau est là. Et le rémouleur sourit au photographe. Salut l’ami !

Rémouleur en Argentine
– Détail d’une carte postale (tarjeta postal) éditée à Buenos Aires

Afilador sur le chemin de Saint-Jacques…

30 avril 2013

Afilador village de Obirgo Espagne 4

Saisies en 2007, voici deux belles photos d’un afilador (rémouleur en espagnol) arpentant les rues ensoleillées du village de OBIRGO, à l’ouest de l’Espagne, entre les villes de Leon et Astorga, sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle.
Certes il n’est pas en plein travail mais on voit bien le dispositif adapté sur sa bicyclette : une poulie fixée sur la roue arrière, une barre métallique fixée verticalement sur le cadre et à son extrémité supérieure les meules sur un axe, une courroie (ici débrayée) destinée à la transmission du mouvement, enfin le chevalet (là relevé) qui permet de soulever la roue arrière pour qu’elle tourne dans le vide.
L’homme n’est pas tout jeune. A-t-il fait ce travail toute sa vie ? Ou bien, signe des temps européens, s’est-il mis à cette tâche pour s’en sortir eu égard à la situation actuelle du pays ? Allez savoir…
Merci à Serge, auteur de ces belles photos, fidèle du Chemin de Saint-Jacques qu’il parcourt habituellement en VTT. Merci également à Irène qui a créé le lien entre Serge et Philogène Gagne-Petit.
Et vous, cher(e) lecteur(trice), vous pouvez aussi nous soumettre une photo de rémouleur, elle sera vue dans le monde entier…
Note : la photo du haut peut être agrandie en cliquant dessus.
– Photos © Serge Fichant. Droits réservés. Creative Commons Paternité.

Afilador village de Obirgo Espagne

Sous le soleil de Puerto Escondido

7 octobre 2011

Puerto Escondido, ancien village de pêcheurs sur la côte Pacifique, au sud du Mexique, est aujourd’hui une ville portuaire de l’État d’Oaxaca. Fondée en 1928 pour le commerce du café, elle est devenue un attrait pour le tourisme et le surf. Peuplée de 20.000 habitants, son nom signifie Port caché en espagnol. C’est là qu’a été prise cette belle photo par Céline Ertem en octobre 2008.

Puerto Escondido

C’est la plage de cette station que regarde cet afilador. Il rêve peut-être d’aller s’y baigner et de s’y allonger un jour… Pourquoi pas ?
Et justement, ce qui est intéressant dans cette photo, c’est qu’il n’est pas en position de travail. Son banc de rémouleur est en déplacement donc basculé à 90° vers l’avant. La roue d’énergie est alors utilisée en roulement pour changer de place. On voit bien la meule dont la rotation, en position de travail, est obtenue par friction sur la roue d’énergie, il n’y a donc pas de courroie. On remarque aussi la selle sur laquelle notre afilador s’assoit pour pédaler et ainsi actionner la roue d’énergie. Enfin, le guidon qu’il tient dans les mains pour faire avancer l’ensemble devient l’un des pieds du banc lorsqu’il est en position de travail. Les accessoires et outils sont dans une musette que l’homme porte sur le dos.
– Photo © Céline Ertem à voir en grand format sur Picasa ICI (lien direct). Merci à elle.

Cuba, 2009

1 février 2011

Il semble que les rémouleurs soient encore nombreux à Cuba. De récentes photos sur le Net l’attestent.
Nous avons choisi celle-ci pour son côté classique ainsi que pour l’harmonie des couleurs : le tablier, le pantalon, la chemise et la peau cuivrée de l’aiguiseur s’harmonisent avec la boîte à outils et même avec l’environnement naturel !

La-Havave-Juillet-2009-Ph.©-Yohandry.jpg
Le banc est très classique dans sa simplicité : un chevalet avec une grande roue d’énergie en métal, l’axe de celle-ci tournant dans des roulements à billes. Remarquer la bielle qui relie la pédale à l’excentrique : il semble que ce soit une chaîne de bicyclette. Reste à savoir si elle est souple ou bien rigide après avoir été soudée par exemple. L’ensemble du banc paraît usagé et le rémouleur n’est plus tout jeune.
Cette belle photo est l’œuvre de yohandry. Qu’il soit remercié. On peut la retrouver en plus grand format sur Flickr à cette adresse (lien direct) et visiter sa galerie.
Photo © yohandry. Tous droits réservés.

La petite musique de l’amolador

22 juin 2010

S’incrivant dans une série sur les Itinérants urbains, une vidéo de Pepe Lopez découverte sur YouTube nous fait entendre le son strident de la musique d’un rémouleur vénézuélien. Les images ont été tournées en 2007 dans une rue de Caracas, la capitale du pays. L’homme s’est prêté avec gentillesse à la démonstration mais on le sent pressé, préoccupé ou peut-être tout simplement intimidé. C’est vrai qu’il affûte un couteau de bonne taille sur un banc qu’il a probablement lui-même fabriqué . L’avantage c’est qu’il est assis pour tourner la manivelle de sa perçeuse à main adaptée pour la circonstance en touret à meuler. Le bruit du mécanisme est moins agréable que celui de la flûte de pan…
Caractéristique de la Péninsule Ibérique et de l’Amérique Latine, son indicatif, ou son jingle comme on dit aujourd’hui, est bien sympathique.
Amolador est le mot portugais qui désigne le rémouleur. Le Vénézuela étant de langue espagnole, le mot Afilador conviendrait mieux ici. Pepe Lopez est peut-être portugais…
– Autre vidéo d’un amolador du Brésil dans un article de notre blog publié en 2008 : Amolador de facas Buritis (lien direct).

Cyclo-afilador au Mexique

14 avril 2010

Nous avons à plusieurs reprises depuis la création de ce blog présenté des rémouleurs du Mexique, qu’ils soient anciens ou contemporains. La série continue avec cette photo de Derek LIGHT, prise à l’été 2009, qui nous permet de bien voir le fonctionnement de l’installation de ce cyclo-afilador.
Le banc de cet aiguiseur est parfaitement et simplement intégré à la bicyclette. Constatons d’abord que pour aiguiser l’homme se retourne par rapport à la position de conduite. La roue arrière est surélevée grâce à un chevalet métallique qui, simultanément, stabilise l’ensemble. L’axe des meules est maintenu par deux paliers (de couleur bleue) de bonnes dimensions, probablement à roulements à billes, offrant ainsi une rotation fluide avec un minimum de frottement. La rotation de cet axe est obtenue par une poulie, elle-même entraînée par une courroie souple dont le mouvement est donné par la roue arrière de la bicyclette. La rotation de la roue arrière est provoquée par le pédalage de l’homme. Et si la roue arrière est équipée d’une roue libre, le pédalage doit se faire à l’envers… Quelques outils logés dans une sacoche complètent le tout.
Le sourire du rémouleur est en prime !
Son rémoulage terminé, l’aiguiseur enlève la courroie en prenant soin de la stocker en haut, repose la roue arrière sur le sol, récupère le chevalet, reprend la position de conduite et repart en pédalant à l’endroit…  Afilador de tigeras !…  Afilador…
Photos © Derek LIGHT. Merci à lui, avec nos excuses pour le recadrage !
Vue d’ensemble, sous un autre angle, en cliquant sur la photo.

L’afilador moderne de Barcelone

7 mars 2010

Rémouleur contemporain photographié en flagrant délit d’aiguisage à Barcelone (Espagne) le 6 juin 2006 par Fleckma sur le site View Fotocommunity. Son banc est constitué d’un moteur à essence portable sur lequel une transmission permet la rotation de deux meules de grand diamètre. La vitesse de rotation des meules doit être importante. Le tout est installé à l’arrière de son scooter. Il travaille debout. On peut supposer que l’aiguisage d’une lame est moins long qu’avec un métier traditionnel actionné par une ou deux pédales, bien que les grandes roues des bancs de nos rémouleurs méridionaux doivent permettre aussi une grande vitesse de rotation des meules. À comparer avec le moto-afilador (lien direct) présenté en 2009.

Moto-afilador de Barcelona

15 avril 2009

C’est Amandine qui a photographié notre homme en juin 2008 dans la capitale catalane. Il semble même qu’elle était heureuse de le rencontrer car elle a inscrit en légende : El afilador! Je l’attendais tellement, le voilà enfin. C’est peut-être ce que se sont dit aussi les restaurateurs, les charcutiers et les habitants de ce quartier qui l’attendaient pour repasser les lames de leurs couteaux, de leurs ciseaux, pourquoi pas ! Comme quoi, dans de grandes villes ces rémouleurs, que certains commentateurs mal informés donnent pour disparus, travaillent et vivent encore de leur métier.
Notre aiguiseur est bien équipé. Plus de pédale, plus d’huile de genou, la rotation de la meule est produite, semble-t-il, par un moteur à explosion fixé derrière la selle. C’est polluant mais moins fatigant ! La cuvette blanche en plastique lui permet de poser les lames prêtes ou celles en attente d’affûtage. Sous le guidon, une petite boîte à outils en plastique renferme quelques outils indispensables. N’étant plus tout jeune, ce rémouleur s’est adapté à une certaine modernité et a bien compris qu’il y a des métiers qui restent irrempaçables, même au cœur de nos grandes cités.

remouleur-scooter-barcelone

Photo © Amandine 2008.
Pour des raisons d’espace, nous avons légèrement recadré la photo d’Amandine.
Qu’elle veuille bien nous en excuser.
Cliquez sur la photo pour la  voir en grand format sur la Galerie Publique d’Amandine
 comprenant 21 albums : Barcelone, Montréal, New-York, etc.

Le repos du rémouleur

6 novembre 2008

Pas de technologie aujourd’hui, plutôt un peu de psychosociologie !
Belle photo d’un rémouleur espagnol au repos près de son outil de travail. Bon, on pourrait l’avoir oublié mais le rémouleur, il mange, il boit, il dort aussi… Il vit quoi !
Photo © A. Martin. Pas d’indications sur les conditions de prise de vue : lieu, date, etc
Voir l’original sur le site Web de Vion.

afilador-qui-dort1

Le cyclo-repasseur de Buenos Aires

29 août 2008

Sur les trottoirs de Buenos Aires on rencontre des chanteurs ou musiciens de tango qui font la manche pour arrondir les fins de mois, voire les fins de vie pour certains. Et voila que ces mêmes trottoirs accueillent aussi des rémouleurs.
Celui-ci est au travail sur une avenue de la capitale. Saluons au passage la belle lumière, un contre jour, et le cadrage de cette photo (2006) de Giuseppe découverte sur le net.
On distingue parfaitement le mécanisme utilisé pour faire tourner les meules. Celles-ci sont sur un berceau en fer rond (donc léger) fixé sur le cadre du cycle. La roue arrière de la bicyclette est surélevée par un chevalet léger, lui aussi en fer rond, qui stabilise l’ensemble et permet de pédaler dans le vide. Sur cette roue arrière est fixée une poulie qui est, semble-t-il, une jante de moindre diamètre. Elle est reliée par une courroie à une poulie de petit diamètre fixée sur l’axe des meules. En pédalant à une vitesse raisonnable, le rémouleur fait tourner ses meules à une grande vitesse compte tenu de la démultiplication.

Sur la photo en grand format on constate que la courroie est croisée, faisant tourner les meules dans le sens inverse de celui de la roue arrière. Une petite sacoche devant le guidon lui permet de transporter un outillage minimum et même de poser sa veste. Globalement, l’équipement de ce rémouleur est minimaliste, cela lui permet une bonne autonomie avec un minimum de fatigue.
Un peu partout dans le monde, les rémouleurs ont adopté la bicyclette, elle leur permet d’élargir leur zone de travail. C’est à n’en pas douter une conséquence de l’expansion géographique des villes et du redéploiement de l’habitat vers les périphéries.
Sur le même sujet voir nos articles des 24 mars et 17 juin 2008.
Photo © Giuseppe 2006. Cliquer dessus pour l’agrandir.
Conseil : aller sur la galerie de
Giuseppe pour consulter cette photo en très grand format : superbe !

 

El afilador

3 juin 2008

EL AFILADOR : intéressante carte postale de 1900 représentant un rémouleur espagnol.
À l’origine, un lavis signé Z. Muñoz Lucena, Cordoba.
L’homme à la pipe porte sur le dos un métier dont la structure est allégée eu égard à la façon de le transporter. Le rémouleur stabilise ce métier en passant sa main gauche dans la structure, sa main droite tient une sorte de canne qui doit être reliée à un élément du métier. Il semble qu’il n’y ait rien d’autre pour accrocher l’outil de travail sur le dos. L’homme est légèrement penché vers l’avant pour compenser le poids du métier.
Le visage du rémouleur n’est pas joyeux, il traduit la difficulté d’une vie pas facile tous les jours, cela accentué par le traitement de l’œuvre au lavis : noir, gris avec peu de nuances. Un beau témoignage sur les afiladores à la fin du XIXe siècle.

Inscriptions en bas à gauche : 430 HAUSER Y MENET. – MADRID.
À droite : DE BLANCO Y NEGRO Revista Ilustrada Madrid.