Posts Tagged ‘rustique’

Inde – Début du XXe siècle

23 janvier 2015

Une carte postale venue d’Inde, qui nous ramène un siècle en arrière. L’outillage est réduit mais il faut être deux pour exécuter le travail. À l’époque, comme encore de nos jours dans certains pays, la main d’œuvre ne coûtait pas très cher… En plus, ici, les enfants étaient mis à contribution, comme cela existe encore aujourd’hui ! Quelle distance entre Rosetta et les conditions de vie sur terre !

Inde Debut du XXe siecle

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En Bulgarie, début du XXe

17 septembre 2008

Considéré comme l’un des fondateurs de la modernité bulgare dans le domaine des beaux-arts, Ivan Mrkvicka (Иван Мърквичка) est né tchèque en 1856. Études artistiques à Prague et à Munich puis invité en 1881 en Bulgarie, il y reste et coopère avec les intellectuels de l’époque. Peintre et sculpteur il expose et fonde avec d’autres artistes l’Académie Nationale des Arts à Sofia. Ses thèmes préférés sont la vie quotidienne des gens et la peinture historique. Ses portraits sont appréciés. Hommage suprême, il entre à l’Académie des Sciences Bulgare en 1918. Il décède en 1938.
Le rémouleur qu’il a peint aiguise les outils tranchants sur un métier typique de la zone géographique*. L’homme est courbé, il tourne la manivelle de la main droite et aiguise de l’autre. La construction du banc est très rustique : c’est un modeste chevalet, très bas, au sommet duquel est monté l’axe de la meule. On ne peut guère faire plus simple !
Peintre, Ivan Mrkvicka sait utiliser les couleurs : le bleu, le rouge et le blanc de la chemise rappellent celles du drapeau de la province ottomane de Roumélie orientale qui s’est unie à la Bulgarie en 1885. Avec les ocres et le bleu des ouvertures, ces couleurs nous offrent une belle harmonie.
Les rémouleurs sont vraiment des sujets d’inspiration pour les peintres !
Voir notre article En Grèce, 1918.
– Cliquer sur l’image pour l’agrandir. 

Au Sri Lanka, on rémoule aussi…

12 septembre 2008

Ancienne dépendance portugaise puis néerlandaise et enfin britannique, l’île de Ceylan, dans l’Océan Indien, devint Sri Lanka à l’indépendance en 1948. Régime parlementaire, 20 millions d’habitants, l’espérance de vie est de 74 ans et la guerre civile sévit depuis 1983 : les Tigres Tamouls sont en conflit avec le gouvernement.
La photo ci-dessous a été prise en 2002 donc avant le tsunami de décembre 2004 qui fit des dégâts considérables.

Voici un banc de rémouleur réalisé chichement avec les moyens du bord, il n’est pourtant pas sans intérêt. L’homme travaille debout et pieds nus, il a adapté la hauteur de son plan de travail, ce qui lui évite de se courber. La commande de la rotation de la grande roue par la pédale est des plus rustique ! Un sandow relie la pédale à une bielle en bois (une simple planche) articulée d’une façon simpliste au châssis du banc. À l’extrémité de la bielle, un fer rond replié sommairement commande, semble-t-il, l’excentrique. Le tissu rose qui entoure la tige en fer rond est-il ici pour signaler aux badauds éventuels le danger qu’il y aurait à mettre sa main par là ? Bref c’est une mécanique extrêmement rudimentaire mais qui semble fonctionner : un investissement minimum pour un fonctionnement (des recettes) que l’on souhaite maximal, bien que…
Côté photo, le flou des rayons de la grande roue traduit bien la rotation et du coup on voit les meules tourner… Cliché intéressant donc, découvert sur la galerie de photos du site de GEO.
Photo © J.P. Bourdeilh 2002. La consulter sur sa riche GALERIE.
Possibilité ensuite d’afficher la photo en très grand format (dans ce cas nécessite de s’identifier, mais gratuitement, sur le site de GEO).

Alain Bertuzzi, rémouleur d’aujourd’hui

11 août 2008

Alain Bertuzzi, arpente les fêtes traditionnelles, les fêtes des vieux métiers, les brocantes de Champagne, de Lorraine, voire d’Alsace tout comme son collègue François Noisette (Notre article du 29 mars). Certains diront que ce sont des  rémouleurs d’opérette… Laissons les dire.
Comme les repasseurs d’autrefois, Alain emporte sur son métier outils et accessoires divers : clé à mollette, tournevis, pinces, limes… Il nous rappelle que les rémouleurs ramassaient parfois les peaux de lapin. La clochette est de circonstance pour signaler son passage, la boîte à lait contient l’eau pour le refroidissement lors de l’affûtage. Le parapluie a un double usage : se protéger de la pluie ou du soleil. Sur la porte d’un petit coffre en bois trois mots sont gravés : LES GAGNE MISÈRE. Une allusion à la condition des rémouleurs pendant des siècles jusqu’à la deuxième guerre mondiale.
Alain est aussi poète et il ne manque pas, autant que possible, de placer sur son métier une jolie fleur ! Dame, ça égaie un peu la vie, la sienne comme celle de ses client(e)s.
Photos prises lors de la Foire vosgienne des brocanteurs à Xaronval (Vosges) en septembre 2006.
Alain Bertuzzi sera au Haut Koenigsbourg (Bas Rhin-France) le dimanche 5 octobre pour la fête des métiers dans le cadre des manifestations du centenaire de la restauration du château.
Cliquer sur le photo-montage ci-dessous pour l’afficher en grand format.


Métier rustique

21 juin 2008

Graveurs et marchands, la famille JEAN, rue Saint-Jean-de-Beauvais à Paris jouissait d’une solide réputation dans le domaine de l’estampe. Parmi leurs plus prestigieux artistes figuraient Callot et Debucourt
Le gagne-petit ci-dessous est un des éléments d’une estampe associant dix métiers de la rue : afficheur, marchand de fagots, écaillère, blanchisseuse…
Son métier est extrêmement rustique et lourd probablement. La représentation est simplifiée, on ne voit pas la planchette mais peut-être que la meule est commandée par une manivelle. La planchette est peut-être escamotée pour les déplacements. Cependant l’essentiel y est : meule, réserve d’eau, chiffon et structure grossière pour maintenir le tout à la fois pour le travail et les déplacements. On peut penser que souvent les métiers de ces pauvres bougres étaient fabriqués avec des matériaux de récupération d’où la rusticité apparente.

Estampe, vers 1825. Bibliothèque Nationale. Cabinet des estampes.