Posts Tagged ‘Normandie’

Le chien, compagnon de travail du rémouleur

3 août 2015

Le chien, animal domestique par excellence, fut largement exploité dans le passé comme bête de somme, cela jusqu’au début du XXe siècle. Les exemples sont nombreux, confirmés par des gravures ou photos, entre autres : marchande de lait, vendeuse du Caïffa (un célèbre café), marchand de mercerie et… rémouleur.

Remouleur-Charette-à-chien

Cette carte postale est connue sur le web, un original pouvant atteindre plusieurs centaines d’Euros sur un site d’enchères. Notez que Philogène n’en possède qu’un duplicata…
Rien de particulier à signaler sur le banc de ce rémouleur sinon qu’il paraît assez léger, caractéristique favorable à l’animal qui le tracte. Enfin, remarquons que le chien doit être dételé, voire couché, pour que le banc soit horizontal et que l’homme puisse prendre place sur le siège pour travailler.
– La légende de la carte indique : Environs de Villedieu. Percy – Un rémouleur du pays.
– Percy est une commune voisine de Villedieu-les-Poëles dans la Manche.

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La déconvenue du père Brisquet

23 janvier 2011

LA VIE POPULAIRE, bi-hebdomadaire parisien (jeudi et dimanche), publie dans son édition du 26 décembre 1886, divers articles dont deux signés par des célébrités : l’un par Hector Malot et l’autre par Jean Richepin.
Ce qui nous intéresse davantage dans cette livraison, c’est le récit qui a pour titre LE RÉMOULEUR narré par Léon Brésil : un fait divers dans lequel est impliqué un rémouleur normand, le père Brisquet. Étant quasiment réduit au chômage dans sa Normandie natale, il décide, sur les conseils d’un vagabond, d’aller tenter sa chance à Paris. Au prix d’une longue marche, il arrive dans la capitale…
Ce qui est intéressant dans cet article assez bien écrit, c’est que l’on perçoit les difficultés d’un monde rural en transformation à la fin du XIXe siècle. La révolution industrielle bat son plein. Malgré le développement des moyens de transport, notre rémouleur doit quand-même gagner Paris en marchant pendant une semaine, métier au dos. La capitale, ça sera la fortune, pense-t-il. Effectivement, mais il ne soupçonne pas les pièges de la grande ville et le sang qui va maculer sa meule…

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Remarquez que ce récit fait la UNE de la publication avec une belle gravure comme en comportaient les journaux de l’époque. La scène est assez bien vue. Transporté à dos, le banc du rémouleur ne peut être que simple. Juste une observation : à quoi peut servir cette roue située sur le côté du bâti ? La mémoire fait parfois défaut aux illustrateurs dans la représentation des rémouleurs…
Quelques mots sous la gravure : – Aiguise mon couteau. (voir page 387).
Impératif ! Est-ce une menace ?
Vous avez peut-être envie de connaître la suite et la fin du récit ?
Si oui, cliquez sur l’image pour ouvrir le journal à la page 387 et connaître la raison de la déconvenue du père Brisquet, rémouleur normand.

Normandie 1900

12 août 2009

Retour en France avec cette vue d’un rémouleur normand vers 1900. Lui-même et sa cliente, voire son épouse, posent pour la photo. Parfois, les rémouleurs travaillaient en couple, l’épouse faisait le ramassage des ustensiles à rémouler dans le village tandis que son mari aiguisait. L’ouvrage terminé, elle les reportait ensuite à leur propriétaire et encaissait les sommes dues. Vu son âge, le rémouleur n’est pas un débutant, son métier est perfectionné avec toiture le mettant à l’abri du soleil ou des intempéries. La charrette est calée à l’avant comme à l’arrière, notre homme peut donc s’asseoir pour effectuer un travail de qualité sans trop de fatigue.

Normandie-1900

Reproduction d’une carte postale ancienne (détail) portant au recto les mentions  » Normandie, Année 1900 « .
© Éditions Normandes LE GOUBEY – CAEN.