Archive for the ‘Le rémouleur dans l’Art’ Category

L’arrotino

21 mai 2008

arrotino, knife grinder, amolador, afiladorVoici une gravure de belle facture :L’Arrotino d’après une peinture de Francesco Maggiotto (Venise 1750-1805).
Ce n’est pas un rémouleur ambulant mais, outre sa valeur artistique, cette œuvre est intéressante sur le plan documentaire. Elle met en scène deux personnes : le rémouleur et un enfant. L’emploi d’enfant était très fréquent, notamment comme ici pour tourner la manivelle, et quelle manivelle par rapport à la taille de l’exécutant ! En Lorraine, au XVIIIe siècle, il était fréquent d’emmener des enfants en tournée pendant plusieurs mois : on les appelait alors les mousses.
Les outils à repasser sont courants : ciseaux de grande taille, hache, hachoir, lame de rabot et… couteau. Quant à l’atelier du rémouleur il est de bric et de broc, tout juste ce qu’il faut pour s’abriter quelque peu des intempéries.
Enfin, il existe une ambiguïté quant à la commande de la rotation de la meule : il se pourrait que l’enfant entretienne seulement le mouvement. En effet, l’homme a le pied droit sur une planche pédale assez longue qui commande probablement la rotation.
Gravure de Giovanni Volpato, éditée à Venise par Nicolo Cavalli, 1800.
Gravure de grand format : 29 x 37 cm sur une feuille de 40 x 54 cm.

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Azulejos

27 avril 2008

Les azulejos, ce sont ces carrés de faïence colorés, souvent à dominante bleue, qui décorent les murs de nombreux édifices au Portugal : palais, églises, gares, immeubles d’habitation, murs, etc. Leur emploi est commun à d’autres pays : Espagne, Italie, Hollande, Turquie, Iran, Maroc, Brésil, Mexique… L’origine de cette tradition décorative est lointaine : la petite pierre polie (de l’arabe az-zulaïj d’où le nom azulejo) a été introduite en Espagne par les Maures au XIVe siècle. Séville fût un centre de production important, c’est là que s’approvisionnèrent les portugais vers 1500 pour leurs premières réalisations monumentales. Vers le milieu du XVIème siècle, le Portugal possédait ses propres ateliers d’azulejos. Passant de la polychromie au bleu, l’azulejo subira diverses influences : italienne, hollandaise, d’Europe centrale (rococo) entre autres pour connaître son apogée au XVIIIe siècle. Suivront déclin et renouveau par une adaptation aux mouvements artistiques contemporains, notamment l’Art Nouveau.

Parmi les nombreux sujets illustrés sur les azulejos, on trouve des figures populaires et en particulier des rémouleurs. Ci-dessus : deux azulejos acquis en Espagne.
Dimensions en cm : 15 x 15 (gauche) et 10 x 10 (droite).

Les cris de Londres

26 mars 2008

« Les cris de Londres » représentent des scènes de la vie populaire, en particulier des scènes de rue souvent traitées avec humour, voire caricaturales.
Le rémouleur (grinder) est une curiosité. Son étrange métier, une brouette extrêmement rustique, étonne les clients comme les badauds. Il affûte une lame de grande taille, un hachoir probablement.
Le chien, compagnon habituel du rémouleur est ici présent.

Image extraite d’un triptyque de la série « Les cris de Londres » (Cries of London) de Thomas Rowlandson(1756-1827).

Eau-forte, hauteur 15 cm environ. Fin du XVIIIe siècle. Collection particulière.